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le.html
vendredi 18 novembre 2016
David Hamilton, viols d'enfants entre amis 2
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20161116.OBS1313/affaire-flavie-flament-d-autres-femmes-accusent-david-hamilton-de-viol.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F#http://m.facebook.com/
Contexte : une jeune femme, Flavie Flament, animatrice de télé, dénonce (indirectement) dans un roman autobiographique le photographe David Hamilton célèbre (et richissime ) spécialiste de portraits de très jeunes filles légèrement (ou totalement) dénudées, (genre je fais la sieste, négligé étudié), mélancoliques, habillées de robes longues, vaporeuses et un peu transparentes, écharpes et larges chapeaux de soleil, sur fond de bois, prairies un peu brumeux quoique timidement ensoleillés.. Hamilton qui, entre deux poses, l'a violée* ... sans que ses parents ne s'en émeuvent plus que ça, la notoriété du gugus étant garante de toute moralité... naïveté ou hypocrisie ?
* Comme sans doute bien d'autres ''modèles'', lui qui, dans une interview, déclare clair et net "que j'ai ou non couché avec elles n'est pas la question'' et de congédier l'impertinent. Dont acte !
-------------
Je réponds à Pascal Traitignies sur FB qui rapporte les propos de Flavie :
"on ne réagit pas immédiatement (souligné par moi) et ensuite on a honte (que ce soit arrivé ) puis honte de s'être tu, et enfin lorsqu'on parle, on vous reproche de n'avoir rien dit ou trop tard voire de mentir avec parfois menaces de procès en diffamation...'' (Et puis, il y a prescription.)
Un témoignage historique à présent. Le mien, rien de très grave ici mais qui en appelle sans doute bien d'autres. C'était il y a 50 ? ans, j'avais entre 13 et 15 ans, dans une petite ville reculée des Cévennes. Ma réaction fut très différente, et celle de ma mère, elle aussi, opposée à celle des parents de Flavie (et violente.) [Notons que pour l'ado perturbée un peu anorexique que j'étais à l'époque, dans une petite ville isolée et bien close, le gugus (qui se disaitdont je vais parler représentait exactement le David Hamilton de Flavie Flament.]
C'est peut-être là le noeud du problème! il y a des lustres, si ! J'ai réagi immédiatement et sans calcul, par SIMPLE RÉFLEXE. Pourquoi pas ces jeunes filles ? Nous allons le voir.
-------------
Une question d'emblée : comment les parents (je ne parle pas ici des jeunes filles, des PETITES filles plutôt !) n'ont -ils pas compris et réagi ? Hamilton avait tout de même une réputation à tenir ! Je me souviens que même à l'époque, ses photos étaient, comme on dit ... très controversées ! C'est à dire comprises pour ce qu'elles étaient, un dérive de pédopornographie.
Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Et la technique était rodée, bien avant Hamilton qui ne l'a pas inventée ! Combien d'ado ont-elles été ainsi piégées (souvent en plus soft, voire SANS AUCUN ATTOUCHEMENT, JUSTE L'EXPLOITATION DE LEUR IMAGE) par des photographes (ou qui se disaient tels) dans des villes parfois un peu... disons acculturées.
Exemple à... mettons Aruargues, et puis bon allez, Alès, l'un d'entre eux, qui avait pignon sur rue, gros mignon, euh, pignon ! notable respecté par (presque) tous, faisait de même (mais en plus soft, c'était dans les années 60), il repérait dans la rue (devant chez lui parfois)... mettons d'Avejan (!) une gamine (13-15 ans, c'était me semble-t-il son truc) et, feignant de s'extasier, lui proposait (GRATIS ! Je cite !) de faire son portrait, (tu as un PROFIL SUBLIME !)... flattant habilement le narcissisme blessé de la petite, il faut croire que ''ça se voit".... Le tout sans aucune demande d'autorisation aux parents, (comme ca, à l'impro, à la criée, sans doute pour ne pas lui laisser le temps de réfléchir!? D'en parler ? Ou pour que les clichés soient plus spontanés ? ) Des gamines souvent pauvres (mais pas toujours...) qui forcément acceptaient, flattées. Suivaient des séances de pose sans aucun attouchement ou presque, mais un déshabillage du "haut" partiel exigé (''ne t'inquiète pas, je cadrerai et on verra rien, ou juste jusque là seulement -il désigna et toucha ! le milieu de mes seins, je marquai un sursaut de recul comme s'il m'avait brûlée et il n'insista pas- "mais je prends du champs'') .. et d'autres exigences bizarres ... mais l'aventure était si extraordinaire que cela valait bien quelques désagréments mineurs.. ''Tourne la tête, je veux ton profil, regarde au sol, gênée oui c'est ça ! Encore plus, fais comme si tu allais pleurer.. Lève les yeux maintenant comme pour prier... prend l'air d'avoir peur... voilà, parfait, je vais plus t'embêter, tu en choisiras une..."
Et le gus était tellement sûr de lui (!) que peu après (comme bien d'autres gamines sans doute) je trônais dans sa boutique ! J'en fus à la fois gênée... et fière. Le cliché était sof... si on veut. Il me représentait de dos, queue de cheval courte, nuque dégagée... mais un dos entièrement nu, (ce qui n'était pas prévu et à l'époque considéré comme très osé) visage de profil, droit et net, (dans une des versions, la plus "vraie"), ou autre version, (celle qu'il m'avait imposée) baissé, l'air emmerdé de quelqu'une de surprise par un voyeur en train de se dépieuter. (Inspiré sans doute de Degas.) Les deux photos étaient cote à cote, figurant un "gif" avant l'heure, un précurseur, le gus! Lorsqu'on passait dans le rue, ça.. enfin JE semblais m'animer ! Naïvement j'en donnai une à Lydie (signée SVP!) ... car généreux, (!) il m'en avait offert deux et non une seule.
Et, et c'est là où je voulais en venir, elle hurla de rage ! Me questionna sans fin. Où cela s'est il passé ? Vous étiez seuls ? Il a fermé à clef ? Que t'a-t-il fait ? Touchée où? Montre moi exactement ! Est-il passé DEVANT ? Non ? Tu es sure ? A-t-il fait de même à d'autres ? A Mireille ? Ça ne m'étonne pas ! Sa mère est idiote etc etc... Et elle fonça à la boutique (à 20 km de notre village) et ... je ne vous dis pas la suite... (!) ; les clichés furent détruits devant nous (mais il devait y en avoir d'autres?)
Mais... et c'est là aussi où je voulais en venir ! J'en fus DÉSESPÉRÉE ! Plus que lui. Ma mère, par son puritanisme idiot voire sa méchanceté venait de briser ma carrière de top model... (Ah ! mon sublime profil !)... et à jamais ! pour m'obliger à faire des maths comme elle etc etc.. Je le lui reprochai souvent ensuite (avant d'avoir compris)... d'autant que celle de Mireille s'était au contraire montrée très fière de voir sa fille exposée rue d'A chez Z., le célèbre ''Hamilton'' (excusez l'anachronisme et sous mesure, car il n'existait pas alors, du moins pas comme photographe de très jeunes filles) d'Alès. Un must.
Certes ses propos étaient quasi insultants et contradictoires : ''Mais tu es une gourde ma fille ! Tu ne vois pas que ce salaud... enfin c'est évident non ? Il se sert de toi, de vous pour... attirer des types qui aiment les petites filles, les.. toutes jeunes, comme toi ... il doit avoir une clientèle de tordus, c'est sûr ! "... (faire de sa fille une gourde pour ensuite le lui reprocher... passons !) Mais elle avait raison. Pardon Lydie, 40 ans trop tard, pour t'avoir méjugée. En lisant Flavie, j'ai mesurété la pertinence de ta réaction et j'en suis fière.
Ici, on a l'inverse de son histoire en somme .. et c'était 50 ans avant. Alors ? Ce que Lydie a immédiatement vu, et qui était évident, comment les parents des ''modèles'' de Hamilton, pas seulement ceux de Flavie ne l'ont ils pas pointé ? Ni même les gamines elles mêmes au départ ? Et là, il ne s'agissait pas de montrer son dos de profil en baissant la tête mais de viol !!
Dérive de la '' LIBERTÉ sexuelle'' conquise de haute lutte : les droits des enfants et des femmes (ici, des enfants femmes !) ont régressé de manière vertigineuse ! Vers le viol, tout simplement. Ce qui était offusquant en 60 (et qui l'est de fait !) faire se dénuder partiellement une ado un peu naïve (qui s'exécute après avoir hésité) mais sans la toucher, 30, 40 ans après est devenu la violer sans qu'elle n'ose protester... à peine est-ce offusquant ! On n'est pas des neuneus, on est libérées quoi ! Fovivravecsontemps ! MEEERDEEE !
David Hamilton, viols d'enfants entre amis (1)
http://chantsphilo.blogspot.fr/2016/11/blog-post_19.html
En images : Hamilton, l'aveu.
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20161116.OBS1313/affaire-flavie-flament-d-autres-femmes-accusent-david-hamilton-de-viol.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F#http://m.facebook.com/
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Contexte : une jeune femme, Flavie Flament, animatrice de télé, dénonce (indirectement) dans un roman autobiographique le photographe David Hamilton célèbre (et richissime ) spécialiste de portraits de très jeunes filles légèrement (ou totalement) dénudées, (genre je fais la sieste, négligé étudié), mélancoliques, habillées de robes longues, vaporeuses et un peu transparentes, écharpes et larges chapeaux de soleil, sur fond de bois, prairies un peu brumeux quoique timidement ensoleillés.. Hamilton qui, entre deux poses, l'a violée* ... sans que ses parents ne s'en émeuvent plus que ça, la notoriété du gugus étant garante de toute moralité... naïveté ou hypocrisie ?
* Comme sans doute bien d'autres ''modèles'', lui qui, dans une interview, déclare clair et sec "que j'ai ou non couché avec elles n'est pas la question'' et de congédier l'impertinent. Dont acte !
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Je réponds à Pascal Traitignies sur FB qui rapporte les propos de Flavie :
"on ne réagit pas immédiatement (souligné par moi) et ensuite on a honte (que ce soit arrivé) puis honte de s'être tu, et enfin lorsqu'on parle, on vous reproche de n'avoir rien dit'' ou trop tard voire de mentir avec parfois menaces de procès en diffamation à la clef... (Et puis, il y a prescription.)
Un témoignage historique à présent. Le mien, (rien de très grave ici mais qui en appelle sans doute bien d'autres). C'était il y a 50 ? ans, j'avais entre 13 et 15 ans, dans une petite ville reculée des Cévennes. Ma réaction fut très différente, et celle de ma mère, elle aussi, opposée à celle des parents de Flavie (et violente.) [Notons que pour l'ado perturbée un peu anorexique que j'étais à l'époque, dans une petite ville bien close, le gugus (qui se disait "artiste") dont je vais parler représentait exactement le David Hamilton de Flavie Flament.]
C'est peut-être là le noeud du problème! "On ne réagit pas immédiatement ?" Il y a des lustres, si ! J'ai réagi immédiatement, sans calcul, par SIMPLE RÉFLEXE. Pourquoi ces jeunes filles ne l'ont-elles pas fait ?
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Une question d'emblée : comment les parents (je ne parle pas ici des jeunes filles, des PETITES filles plutôt !) n'ont -ils pas compris et réagi ? Hamilton avait tout de même une réputation à tenir ! Je me souviens que même à l'époque, ses photos étaient, comme on dit ... très controversées ! C'est à dire comprises pour ce qu'elles étaient, un dérive de pédopornographie.
Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt, la technique était rodée, bien avant Hamilton qui ne l'a pas inventée ! Combien d'ado ont-elles été ainsi piégées (souvent en plus soft, voire SANS AUCUN ATTOUCHEMENT, JUSTE L'EXPLOITATION DE LEUR IMAGE) par des photographes (ou qui se disaient tels) dans des villes parfois un peu... disons acculturées sans que rien n'ait transpiré ou en tout cas n'ait donné lieu à sanction voire réprobation collective réelle ?
Exemple à... mettons Aruargues, et puis bon allez, Alès, l'un d'entre eux, qui avait pignon sur rue, gros mignon, euh, pignon ! notable respecté par (presque) tous, agissait de même (mais en plus soft, c'était dans les années 60), il repérait dans la rue (devant chez lui parfois)... mettons d'Avejan (!) une gamine (13-15 ans, c'était me semble-t-il son truc) et, feignant de s'extasier, lui proposait (GRATIS ! Je cite !) de faire son portrait, (tu as un PROFIL SUBLIME !)... flattant habilement son narcissisme blessé, (il faut croire que ''ça se voit"), le tout sans aucune demande d'autorisation aux parents, (comme ca, à l'impro, à la criée, sans doute pour ne pas lui laisser le temps de réfléchir!? D'en parler ? Ou pour que les clichés soient plus spontanés ? ) Des gamines souvent pauvres (mais pas toujours...) qui forcément acceptaient, flattées. Suivaient des séances de pose sans aucun attouchement ou presque, mais un déshabillage du "haut" partiel exigé (''ne t'inquiète pas, je cadrerai et on verra rien, ou juste jusque là seulement" -il désigna et toucha ! le milieu de mes seins, je marquai un sursaut de recul comme s'il m'avait brûlée et il n'insista pas- "mais je prends du champs'') .. et d'autres exigences bizarres ... mais l'aventure était si extraordinaire que cela valait bien quelques désagréments mineurs.. ''Tourne la tête, je veux ton profil, regarde au sol, gênée oui c'est ça ! Encore plus, fais comme si tu allais pleurer.. Lève les yeux maintenant comme pour prier... prend l'air d'avoir peur... voilà, parfait, je vais plus t'embêter, tu en choisiras une..."
Et le gus était tellement sûr de lui (!) que peu après (comme bien d'autres gamines sans doute) je trônais dans sa boutique ! J'en fus à la fois gênée et fière. Le cliché était soft... si on veut. Il me représentait de dos, queue de cheval courte, nuque dégagée... mais un dos entièrement nu, (ce qui n'était pas prévu et à l'époque considéré comme très osé) visage de profil, droit et net, (dans une des versions, la plus "vraie"), ou, autre version, (celle qu'il m'avait imposée) baissé, l'air d'être surprise par un voyeur, ce qui plus ou moins était le cas! (Inspiré sans doute de Degas.) Les deux photos étaient cote à cote, figurant un "gif" avant l'heure, un précurseur, le gus! Lorsqu'on passait dans la rue, ça.. enfin JE semblais m'animer ! Naïvement j'en donnai une à Lydie (signée SVP!) ... car généreux, (!) il m'en avait offert deux et non une seule.
Et, et c'est là où je voulais en venir, elle hurla de rage ! Me questionna sans fin. Où cela s'est-il passé ? Vous étiez seuls ? Il a fermé à clef ? Que t'a-t-il fait ? Touchée où? Montre moi exactement ! Est-il passé DEVANT ? Non ? Tu es sure ? A-t-il fait de même à d'autres ? A Mireille ? Ça ne m'étonne pas ! Sa mère est idiote etc etc... Et elle fonça à la boutique (à 20 km de notre village) et ... je ne vous dis pas la suite... (!) ; les clichés furent détruits devant nous (mais il devait y en avoir d'autres?)
Mais... et c'est là aussi où je voulais en venir ! J'en fus DÉSESPÉRÉE ! Plus que lui. Ma mère, par son puritanisme idiot voire sa méchanceté venait de briser ma carrière de top model... (Ah ! mon sublime profil !)... et à jamais ! pour m'obliger à faire des maths comme elle etc etc.. Je le lui reprochai souvent ensuite (avant d'avoir compris)... d'autant que celle de Mireille s'était au contraire montrée très fière de voir sa fille exposée rue d'A chez Z., le célèbre ''Hamilton'' (excusez l'anachronisme et sous mesure, car il n'existait pas alors, du moins pas comme photographe de très jeunes filles) d'Alès. Un must.
Certes ses propos étaient quasi insultants et contradictoires : ''Mais tu es une gourde ma fille ! Tu ne vois pas que ce salaud... enfin c'est évident non ? Il se sert de toi, de vous pour... attirer des types qui aiment les petites filles, les.. toutes jeunes, comme toi ... il doit avoir une clientèle de tordus, c'est sûr ! "... (faire de sa fille une gourde pour ensuite le lui reprocher... passons !) Mais elle avait raison. Pardon Lydie, 40 ans trop tard, pour t'avoir méjugée. En lisant Flavie, j'ai mesurété la pertinence de ta réaction et j'en suis fière.
Ici, on a l'inverse de son histoire en somme .. or, c'était 50 ans avant. Alors ? Ce que Lydie a immédiatement vu, et qui était évident, comment les parents des ''modèles'' de Hamilton, pas seulement ceux de Flavie ne l'ont ils pas pointé ? Ni même les gamines elles mêmes au départ ? Et là, il ne s'agissait pas de montrer son dos de profil en baissant la tête mais de viol !!
Dérive de la '' LIBERTÉ sexuelle'' conquise de si haute lutte : les droits des enfants et des femmes (ici, des enfants femmes !) ont régressé de manière vertigineuse ! Vers le viol, tout simplement. Ce qui était offusquant en 60 (et qui l'est de fait !) faire se dénuder partiellement une ado un peu naïve (qui ne s'exécute qu'après avoir pas mal hésité) mais sans la toucher, 30, 40 ans après est devenu la violer sans qu'elle n'ose protester... à peine est-ce offusquant ! On n'est pas des neuneus, on est libérées quoi ! Fovivravecsontemps!
L'article-retour de boucle, réponse à Solveig sur FB
Http://chantsphilo.blogspot.fr/2016/11/porter-plainte-le-cas-sara.html
En images : Hamilton, l'aveu.
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20161116.OBS1313/affaire-flavie-flament-d-autres-femmes-accusent-david-hamilton-de-viol.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F#http://m.facebook.com/
----------
Contexte : une jeune femme, Flavie Flament, animatrice de télé, dénonce (indirectement) dans un roman autobiographique le photographe David Hamilton célèbre (et richissime ) spécialiste de portraits de très jeunes filles légèrement (ou totalement) dénudées, (genre je fais la sieste, négligé étudié), mélancoliques, habillées de robes longues, vaporeuses et un peu transparentes, écharpes et larges chapeaux de soleil, sur fond de bois, prairies un peu brumeux quoique timidement ensoleillés.. Hamilton qui, entre deux poses, l'a violée* ... sans que ses parents ne s'en émeuvent plus que ça, la notoriété du gugus étant garante de toute moralité... naïveté ou hypocrisie ?
* Comme sans doute bien d'autres ''modèles'', lui qui, dans une interview, déclare clair et sec "que j'ai ou non couché avec elles n'est pas la question'' et de congédier l'impertinent. Dont acte !
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Je réponds à Pascal Traitignies sur FB qui rapporte les propos de Flavie :
"on ne réagit pas immédiatement (souligné par moi) et ensuite on a honte (que ce soit arrivé) puis honte de s'être tu, et enfin lorsqu'on parle, on vous reproche de n'avoir rien dit'' ou trop tard voire de mentir avec parfois menaces de procès en diffamation à la clef... (Et puis, il y a prescription.)
Un témoignage historique à présent. Le mien, (rien de très grave ici mais qui en appelle sans doute bien d'autres). C'était il y a 50 ? ans, j'avais entre 13 et 15 ans, dans une petite ville reculée des Cévennes. Ma réaction fut très différente, et celle de ma mère, elle aussi, opposée à celle des parents de Flavie (et violente.) [Notons que pour l'ado perturbée un peu anorexique que j'étais à l'époque, dans une petite ville bien close, le gugus (qui se disait "artiste") dont je vais parler représentait exactement le David Hamilton de Flavie Flament.]
C'est peut-être là le noeud du problème! "On ne réagit pas immédiatement ?" Il y a des lustres, si ! J'ai réagi immédiatement, sans calcul, par SIMPLE RÉFLEXE. Pourquoi ces jeunes filles ne l'ont-elles pas fait ?
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Une question d'emblée : comment les parents (je ne parle pas ici des jeunes filles, des PETITES filles plutôt !) n'ont -ils pas compris et réagi ? Hamilton avait tout de même une réputation à tenir ! Je me souviens que même à l'époque, ses photos étaient, comme on dit ... très controversées ! C'est à dire comprises pour ce qu'elles étaient, un dérive de pédopornographie.
Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt, la technique était rodée, bien avant Hamilton qui ne l'a pas inventée ! Combien d'ado ont-elles été ainsi piégées (souvent en plus soft, voire SANS AUCUN ATTOUCHEMENT, JUSTE L'EXPLOITATION DE LEUR IMAGE) par des photographes (ou qui se disaient tels) dans des villes parfois un peu... disons acculturées sans que rien n'ait transpiré ou en tout cas n'ait donné lieu à sanction voire réprobation collective réelle ?
Exemple à... mettons Aruargues, et puis bon allez, Alès, l'un d'entre eux, qui avait pignon sur rue, gros mignon, euh, pignon ! notable respecté par (presque) tous, agissait de même (mais en plus soft, c'était dans les années 60), il repérait dans la rue (devant chez lui parfois)... mettons d'Avejan (!) une gamine (13-15 ans, c'était me semble-t-il son truc) et, feignant de s'extasier, lui proposait (GRATIS ! Je cite !) de faire son portrait, (tu as un PROFIL SUBLIME !)... flattant habilement son narcissisme blessé, (il faut croire que ''ça se voit"), le tout sans aucune demande d'autorisation aux parents, (comme ca, à l'impro, à la criée, sans doute pour ne pas lui laisser le temps de réfléchir!? D'en parler ? Ou pour que les clichés soient plus spontanés ? ) Des gamines souvent pauvres (mais pas toujours...) qui forcément acceptaient, flattées. Suivaient des séances de pose sans aucun attouchement ou presque, mais un déshabillage du "haut" partiel exigé (''ne t'inquiète pas, je cadrerai et on verra rien, ou juste jusque là seulement" -il désigna et toucha ! le milieu de mes seins, je marquai un sursaut de recul comme s'il m'avait brûlée et il n'insista pas- "mais je prends du champs'') .. et d'autres exigences bizarres ... mais l'aventure était si extraordinaire que cela valait bien quelques désagréments mineurs.. ''Tourne la tête, je veux ton profil, regarde au sol, gênée oui c'est ça ! Encore plus, fais comme si tu allais pleurer.. Lève les yeux maintenant comme pour prier... prend l'air d'avoir peur... voilà, parfait, je vais plus t'embêter, tu en choisiras une..."
Et le gus était tellement sûr de lui (!) que peu après (comme bien d'autres gamines sans doute) je trônais dans sa boutique ! J'en fus à la fois gênée et fière. Le cliché était soft... si on veut. Il me représentait de dos, queue de cheval courte, nuque dégagée... mais un dos entièrement nu, (ce qui n'était pas prévu et à l'époque considéré comme très osé) visage de profil, droit et net, (dans une des versions, la plus "vraie"), ou, autre version, (celle qu'il m'avait imposée) baissé, l'air d'être surprise par un voyeur, ce qui plus ou moins était le cas! (Inspiré sans doute de Degas.) Les deux photos étaient cote à cote, figurant un "gif" avant l'heure, un précurseur, le gus! Lorsqu'on passait dans la rue, ça.. enfin JE semblais m'animer ! Naïvement j'en donnai une à Lydie (signée SVP!) ... car généreux, (!) il m'en avait offert deux et non une seule.
Et, et c'est là où je voulais en venir, elle hurla de rage ! Me questionna sans fin. Où cela s'est-il passé ? Vous étiez seuls ? Il a fermé à clef ? Que t'a-t-il fait ? Touchée où? Montre moi exactement ! Est-il passé DEVANT ? Non ? Tu es sure ? A-t-il fait de même à d'autres ? A Mireille ? Ça ne m'étonne pas ! Sa mère est idiote etc etc... Et elle fonça à la boutique (à 20 km de notre village) et ... je ne vous dis pas la suite... (!) ; les clichés furent détruits devant nous (mais il devait y en avoir d'autres?)
Mais... et c'est là aussi où je voulais en venir ! J'en fus DÉSESPÉRÉE ! Plus que lui. Ma mère, par son puritanisme idiot voire sa méchanceté venait de briser ma carrière de top model... (Ah ! mon sublime profil !)... et à jamais ! pour m'obliger à faire des maths comme elle etc etc.. Je le lui reprochai souvent ensuite (avant d'avoir compris)... d'autant que celle de Mireille s'était au contraire montrée très fière de voir sa fille exposée rue d'A chez Z., le célèbre ''Hamilton'' (excusez l'anachronisme et sous mesure, car il n'existait pas alors, du moins pas comme photographe de très jeunes filles) d'Alès. Un must.
Certes ses propos étaient quasi insultants et contradictoires : ''Mais tu es une gourde ma fille ! Tu ne vois pas que ce salaud... enfin c'est évident non ? Il se sert de toi, de vous pour... attirer des types qui aiment les petites filles, les.. toutes jeunes, comme toi ... il doit avoir une clientèle de tordus, c'est sûr ! "... (faire de sa fille une gourde pour ensuite le lui reprocher... passons !) Mais elle avait raison. Pardon Lydie, 40 ans trop tard, pour t'avoir méjugée. En lisant Flavie, j'ai mesurété la pertinence de ta réaction et j'en suis fière.
Ici, on a l'inverse de son histoire en somme .. or, c'était 50 ans avant. Alors ? Ce que Lydie a immédiatement vu, et qui était évident, comment les parents des ''modèles'' de Hamilton, pas seulement ceux de Flavie ne l'ont ils pas pointé ? Ni même les gamines elles mêmes au départ ? Et là, il ne s'agissait pas de montrer son dos de profil en baissant la tête mais de viol !!
Dérive de la '' LIBERTÉ sexuelle'' conquise de si haute lutte : les droits des enfants et des femmes (ici, des enfants femmes !) ont régressé de manière vertigineuse ! Vers le viol, tout simplement. Ce qui était offusquant en 60 (et qui l'est de fait !) faire se dénuder partiellement une ado un peu naïve (qui ne s'exécute qu'après avoir pas mal hésité) mais sans la toucher, 30, 40 ans après est devenu la violer sans qu'elle n'ose protester... à peine est-ce offusquant ! On n'est pas des neuneus, on est libérées quoi ! Fovivravecsontemps!
L'article-retour de boucle, réponse à Solveig sur FB
Http://chantsphilo.blogspot.fr/2016/11/porter-plainte-le-cas-sara.html
mercredi 16 novembre 2016
Outreau lettre de Dimitri à son père
Des blancs à remplir, non ?
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Outreau
Dimitri Delay, l'un des douze enfants reconnus victimes par la Justice, dans le dossier Outreau vient de publier cette lettre ouverte à son père violeur et proxénète :
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Note liminaire : les soulignages et passages en majuscules sont de moi.
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"Lettre ouverte (de Dimitri son fils et victime) à Thierry Delay qui m’a engendré, violé, torturé et livré à la misère
14 NOV. 2016 PAR CAPROUILLE BLOG
Il paraît que j’étais ton préféré. Pourtant, tu m'as violé, as commis sur moi toutes sortes d’actes de barbarie, m’as vendu et t’es rangé du côté de ceux qui m’ont traité de fou et de menteur. Tu as eu plusieurs occasions de dire la vérité, d’expliquer comment et pourquoi tu avais commis toutes ces horreurs, pour lesquelles EN PARTIE tu as été puni. Mais tu ne l’as pas fait. Pourquoi ????
Pourquoi n‘as-tu jamais dit la vérité ? Pourquoi as-tu couvert tes complices ?
Tu as dit que je ne mentais pas!''
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Question : COMPLICES OU INSTIGATEURS ?
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''En visio-conférence en juin 2015, lors du procès de Rennes, tu as dit que je ne mentais pas ! Pourquoi ne dis-tu pas la vérité pour tout ce qui s’est passé ? J’ai appris que tu étais sorti de prison. Tu es protégé paraît-il. Moi, je suis dans ma prison depuis le premier jour où tu m’as violé. Personne ne me protège. Je suis à la rue, j’ai souvent faim, froid. J’erre de squat en squat. Je suis pourtant courageux et je sais faire plein de choses de mes mains, mais l’horreur de mon passé me poursuit. Je suis comme prisonnier de ce que tu m’as fait subir, toi et tes complices. Je n’ai pas de toit, pas de situation professionnelle, pas d’avenir.
Toi, tu touches une allocation de réinsertion, tu es soigné aux frais de l’Etat (cet Etat qui ne m’a pas rendu justice) pendant que je galère pour manger un bout de pain ou que j’endure des rages dentaires que je ne peux pas faire soigner. J’ai faim, j’ai froid, j’ai mal pendant que toi tu es au chaud, le ventre plein et bien entouré. C’est ça la justice de mon pays. Elle est ainsi car tu as tout fait pour protéger tes complices au lieu de penser à nous, à moi.
Des pensées noires m’envahissent quand je pense à toi, mais la Loi ne me permet pas de les exprimer. La vie va se charger de te faire subir ce que j’aimerais faire de mes propres mains. Tu serais souffrant d’une sclérose en plaques. Savoir que tu meurs à petit feu est une maigre consolation. Peut-être est-ce encore un mensonge pour dissuader de potentiels justiciers ?
Tu as encore la possibilité de tout balancer, de te racheter, de changer mon destin que tu as bien pourri: dis la vérité! Si tu lis cette lettre, j’espère qu’elle te fera « Tilt ».
Dimitri ''
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Alors ? Vous en pensez quoi ? A mi-mot, n'évoque-t-il pas des complices (ou donneurs d'ordres?) intouchables qu'il n'a, lui, pas le droit (?) de désigner. Pourquoi ? Son sort pourrait-il être pire encore que ce qu'il est actuellement ? Froid dans le dos, non ? comment ne pas y penser, comme pour l'affaire du Coral, des disparues d'Auxerre, des victimes d'Appoigny, (dont l'une est parvenue à s'échapper, à lancé l'alerte et a survécu, terriblement blessée) celles de Dutroux, la libération anticipée impensable de sa séide Michèle Martin qu'un juge se proposait d'héberger (!), puis recueillie dans un confortable couvent etc ? (La police alertée ne donnant pas suite ou arrivant un ou deux jours après, des pièces à conviction, notamment un carnet de rendez-vous avec les noms des clients -ET LES TARIFS en fonction des prestations exigées !- mystérieusement égarées... et ceux qui enquêtaient réellement, même une fois la retraite arrivée - ou mis sur la touche bien que OU PARCE QUE TROP zélés !- ... non moins mystérieusement disparus, à l'exemple du gendarme Jambert, ''suicidé '' de deux balles toutes deux mortelles ! au moment où il allait faire aboutir l'enquête...)
IMPRESSION FUNESTE D'UNE JUSTICE QUI PROTÈGE LES BOURREAUX (ICI DES AGRESSEURS SEXUELS D'ENFANTS) ET TIENT LA TÊTE SOUS L'EAU À LEURS VICTIMES !
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Outreau
Dimitri Delay, l'un des douze enfants reconnus victimes par la Justice, dans le dossier Outreau vient de publier cette lettre ouverte à son père violeur et proxénète :
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Note liminaire : les soulignages et passages en majuscules sont de moi.
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"Lettre ouverte (de Dimitri son fils et victime) à Thierry Delay qui m’a engendré, violé, torturé et livré à la misère
14 NOV. 2016 PAR CAPROUILLE BLOG
Il paraît que j’étais ton préféré. Pourtant, tu m'as violé, as commis sur moi toutes sortes d’actes de barbarie, m’as vendu et t’es rangé du côté de ceux qui m’ont traité de fou et de menteur. Tu as eu plusieurs occasions de dire la vérité, d’expliquer comment et pourquoi tu avais commis toutes ces horreurs, pour lesquelles EN PARTIE tu as été puni. Mais tu ne l’as pas fait. Pourquoi ????
Pourquoi n‘as-tu jamais dit la vérité ? Pourquoi as-tu couvert tes complices ?
Tu as dit que je ne mentais pas!''
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Question : COMPLICES OU INSTIGATEURS ?
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''En visio-conférence en juin 2015, lors du procès de Rennes, tu as dit que je ne mentais pas ! Pourquoi ne dis-tu pas la vérité pour tout ce qui s’est passé ? J’ai appris que tu étais sorti de prison. Tu es protégé paraît-il. Moi, je suis dans ma prison depuis le premier jour où tu m’as violé. Personne ne me protège. Je suis à la rue, j’ai souvent faim, froid. J’erre de squat en squat. Je suis pourtant courageux et je sais faire plein de choses de mes mains, mais l’horreur de mon passé me poursuit. Je suis comme prisonnier de ce que tu m’as fait subir, toi et tes complices. Je n’ai pas de toit, pas de situation professionnelle, pas d’avenir.
Toi, tu touches une allocation de réinsertion, tu es soigné aux frais de l’Etat (cet Etat qui ne m’a pas rendu justice) pendant que je galère pour manger un bout de pain ou que j’endure des rages dentaires que je ne peux pas faire soigner. J’ai faim, j’ai froid, j’ai mal pendant que toi tu es au chaud, le ventre plein et bien entouré. C’est ça la justice de mon pays. Elle est ainsi car tu as tout fait pour protéger tes complices au lieu de penser à nous, à moi.
Des pensées noires m’envahissent quand je pense à toi, mais la Loi ne me permet pas de les exprimer. La vie va se charger de te faire subir ce que j’aimerais faire de mes propres mains. Tu serais souffrant d’une sclérose en plaques. Savoir que tu meurs à petit feu est une maigre consolation. Peut-être est-ce encore un mensonge pour dissuader de potentiels justiciers ?
Tu as encore la possibilité de tout balancer, de te racheter, de changer mon destin que tu as bien pourri: dis la vérité! Si tu lis cette lettre, j’espère qu’elle te fera « Tilt ».
Dimitri ''
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Alors ? Vous en pensez quoi ? A mi-mot, n'évoque-t-il pas des complices (ou donneurs d'ordres?) intouchables qu'il n'a, lui, pas le droit (?) de désigner. Pourquoi ? Son sort pourrait-il être pire encore que ce qu'il est actuellement ? Froid dans le dos, non ? comment ne pas y penser, comme pour l'affaire du Coral, des disparues d'Auxerre, des victimes d'Appoigny, (dont l'une est parvenue à s'échapper, à lancé l'alerte et a survécu, terriblement blessée) celles de Dutroux, la libération anticipée impensable de sa séide Michèle Martin qu'un juge se proposait d'héberger (!), puis recueillie dans un confortable couvent etc ? (La police alertée ne donnant pas suite ou arrivant un ou deux jours après, des pièces à conviction, notamment un carnet de rendez-vous avec les noms des clients -ET LES TARIFS en fonction des prestations exigées !- mystérieusement égarées... et ceux qui enquêtaient réellement, même une fois la retraite arrivée - ou mis sur la touche bien que OU PARCE QUE TROP zélés !- ... non moins mystérieusement disparus, à l'exemple du gendarme Jambert, ''suicidé '' de deux balles toutes deux mortelles ! au moment où il allait faire aboutir l'enquête...)
IMPRESSION FUNESTE D'UNE JUSTICE QUI PROTÈGE LES BOURREAUX (ICI DES AGRESSEURS SEXUELS D'ENFANTS) ET TIENT LA TÊTE SOUS L'EAU À LEURS VICTIMES !
Il était une fois une famille bien sous tous rapports...
Il était une fois une famille bien sous tout rapport, élégante et aimable... à condition de faire partie des ''leurs'' (comme ils disaient, c'est à dire de leur communauté) où cependant les mots voulaient dire ce qu'on voulait qu'ils disent et au moment où on le leur ordonnait, et cela variait à l'infini. Ainsi une table pouvait être un éléphant et redevenir table -ou phoque- l'instant d'après. Même les choses variaient selon ce qui ''leur'' convenait (ou convenait à un seul, en principe le Chef, en principe le plus riche ou encore celui qui était copain avec ''Ari'' -un shtroumpissime de grand renom-) ; ainsi une action même pouvait-elle devenir un autre -et tout le monde confirmait avec force-.. par exemple ''couper un arbre'' pouvait vouloir dire ''ne pas le couper'', (le préserver), ou ''parler en arabe'' pouvait vouloir dire ''parler en français'' etc.. Tous ceux qui s'attachaient bêtement au dictionnaire étaient considérés comme des incapables voire légèrement marteau. "Ils" étaient cependant relativement conciliants, il faut de tout pour faire un monde, quoiqu'évidemment ils auraient préféré être seuls sur terre (avec leur communauté).. mais il fallait bien quelqu'un/e pour s'occuper des bébés, laver la vaisselle, le sol et nettoyer les WC (car contrairement à ce qu'on aurait pu penser, ils faisaient pipicaca).
Compliqué ? Non, entre eux, ils s'entendaient fort bien, du moins l'affirmaient-ils (évidemment, avec les mots, on ne pouvait jamais être sûr, et il se pouvait que ''s'entendre'' veuille dire se haïr ou se tolérer par nécessité.) Mais lorsqu'un ''étranger'' survenait et s'y perdait, voire refusait de lâcher l'affaire et s'énervait -un bizarre, un excité- tout le monde lui tombait dessus. Pensez ! quelqu'un pour qui LES MOTS AVAIENT TOUJOURS LE MÊME SENS et qui persistait dans cette impensable assertion était très contrariant (on ne pouvait plus dire qu'on avait préservé un arbre si on l'avait abattu, qu'on avait gardé la ''bonne'' si on l'avait renvoyée etc...) Il fallait donc le virer, le décrédibiliser. A TOUT PRIX.
C'est ainsi que naquit le FOU. MOI.
mardi 15 novembre 2016
Le pôle emploi
Sur une idée de Léo, un jeune poète et chanteur de St Ambroix
Le pôle en ploi,
C'est très spécial,
Ça prolifie quand yen'a pas
Pas de poils, pas de boulot pour moi
Pas de boulot pour toi
Pas de boulot pour toi.
Le pôle à poil, c'est original,
C'est pas du tout comme les rats,
Ça s'reproduit sur le rata
... MAIS QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
Ça prolifie quand yen'a pas
Pas de poils, pas de boulot pour moi
Pas de boulot pour toi
Pas de boulot pour toi.
Le pôle à poil, c'est original,
C'est pas du tout comme les rats,
Ça s'reproduit sur le rata
... MAIS QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
Le pôle emploi,
Ça s'nourrit du vide
Et ça vous évide,
Comme les pruneaux.
C'est leur boulot.
De nous faire bouillir,
Et en gelée, pour tout finir,
Nous mettre en pot..
Puis nous compter,
Comme les bergers...
http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/02/anpe-un-peu-macs-desopilant.html
Ça s'nourrit du vide
Et ça vous évide,
Comme les pruneaux.
C'est leur boulot.
De nous faire bouillir,
Et en gelée, pour tout finir,
Nous mettre en pot..
Puis nous compter,
Comme les bergers...
http://femmesavenir.blogspot.fr/2013/02/anpe-un-peu-macs-desopilant.html
La populace, poème de rage à Michel Jeury
![]() |
| Molières sur Cèze, la passerelle des mineurs |
Tiré de http://molieresurceze.blogspot.fr
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À MICHEL, auteur à succès et ami cher
La populace dites-vous ?
Mais la populace, c’est moi, c’est vous… et même Nicole,
Enfin, j’espère… La populace, ce sont ces soirées à l’école,
Le soir sous mes fenêtres, à Clé, la mine pour horizon...
Et les photos d’Ethel et de Julius enlacés, dans le fourgon,
Et les mineurs espagnols, entre Bakounine et Proudhon,
Et au ciné club le mardi, «Le sel de la terre»,
Silence et recueillement. La messe, la liturgie...
Dans la sombre salle des fêtes de Molières,
La lumière, l’étincelle ou l’iskra, la magie.
Et puis les femmes… les rires effrénés, les rêves,
Enfin on parlait d’elles et on osait… oui on osait !
Dire qu’elles aussi pouvaient mener une grève,
Pendant que leurs hommes dehors, lessivaient…
Essoraient, étendaient les draps durs et roides,
Puis, enfumant la masure de bois mouillé...
Devant la cuisinière éteinte et froide,
Lavaient la vaisselle et chauffaient les biberons…
Ou essayaient. Et couraient, et trébuchaient,
Et se brûlaient au chaudron...
Et le bébé qui hurlait…
Sous les ricanements des fils adolescents
Qui faisaient la différence entre papa et maman.
Oui, les rires de la populace…
A chaque fois, les mêmes rires vivaces.
De ceux qui pour nous sont montés
Sur les barricades, sous le feu,
Qui ont obtenu les congés payés...
La sécu et la retraite : si peu ?
Comme moi, vous en vivez.
Et même les concours. La valeur du mérite
Et non de la caste. La valeur écrite...
Déclarée. L’égalité pour les proscrits
Protestants et juifs et puis, et puis...
O, ils devaient être sales et même sentir mauvais
Parler mal aussi. Et pourtant, votre douce vie...
Sur la montagne, c’est à eux que vous la devez, aussi.
Nos ancêtres. Le droit d’écrire et de vivre,
Librement. Ma madeleine en somme.
Celle de tous les hommes.
Le droit de critiquer, d’aimer et de rire,
Aussi.
On m’a formatée.
Je suis un tank —actuellement en disponibilité—
Un tank romanesque. Un tank amoureux, un tank linké,
De la populace ou de ceux qui la servent plutôt…
—Car moi je suis inapte.— Il faut ce qu’il faut.
Un ingénieur agronome qui voulait inventer un mouton
Dessine moi un mouton, en somme… Un bien drôle.
Il est plus tard que tu ne penses, je sais.
Un médecin qui voulait être un Schweitzer anti rougeole.
Le Kurdistan libre d’un Kurde rescapé
Un peu assassin seigneur de guerre,
Oui, coco, il ne faut pas me la faire…
Et un juif pro palestinien, mouton noir courageux...
Qui voulait vaincre les sionistes —et les siens avec eux.—
Car la populace bourgeoise, cela existe, ma foi.
«Je voue à la bourgeoisie une haine
qui ne finira qu’avec moi»
Un peu excessif. Mais… Mais… Mon cher...
On pouvait dire ô Dieu, bien des choses en somme,
en variant le ton.
Par exemple tenez : cynique, à la Rhett Butler :
«Tout ce que je veux, c’est récupérer mes ballots — de coton—
Le reste, je m’en fous. Qu’ils s’entretuent si ça leur plaît…»
Précieux, le petit doigt levé :
«Mais je ne fréquente jamais les pauvres :
A quoi bon me faire vacciner ? »
J’ai prié pour qu’elle attrape le choléra sur place…
Et, merci Jésus, j’ai été exaucée.
—En fait, ce fut une monumentale chiasse,
Je sais, ce n’est pas chic mais la guerre, Michel
… N’est pas belle —
Rétrocédant à la salazopérine, mais avec séquelles :
Un trou du cul bien abîmé, de sanglantes fistules,
Une maladie… de prolétaire, un peu ridicule…
Il y a des filaires qui se croient tout permis !
Je l’avoue, et ne fus pas la seule, j’en ai ri.
Dies irae.
Les estérichiae choli,
Contrairement à vous, Michel, ne font pas le détail...
Entre Achra’fiéh et… valetaille,
Tout trou du cul étant bon à prendre
Comme tout os à ronger…
La guerre égalise. Colibacille sans frontières…
La populace ? Au fond, Michel, vous m’inspirez.
Dans le genre trivial mais qu’y puis-je ? Je suis vulgaire
Lorsqu’on me parle de vulgarité.
Par contraste et provocation. J’aime choquer, braire…
Avec les ânes, j’en suis, je le veux et cela me plaît.
Mais pourquoi cette passion ? Car vous avez raison,
C’est un peu éthique, volontaire.
Et même… controuvé.
Sans doute est-ce érotique ; il faut bien une explication.
Comme dirait J. T., une glorieuse, parfumée, agitée,
Elégante éléphante, (c’est fâcheux pour ferrer) :
—Naturellement, je n’ai jamais couché avec un ouvrier.
Voyons ! » Dans la conversation, comme on dit :
Je ne prends pas de sucre dans mon thé.
— Ils n’ont pas voulu de toi ?» Avec mon air Lydie,
Un sourire innocent sous la flèche cruelle.
Je sais faire aussi. Je copie.
Elle a ré attaqué de plus belle:
—Tu peux rire, toi non plus.» Erdal, merci.
(Sinon j’aurais menti.) —Bien sûr que si.
Et toc. Je n’ai évidemment pas fait le ratio.
Et elle se tût, étonnée que, si sage,
J’osasse, même au terme d’un vernissage
Un peu arrosé, tenir de si horribles propos.
Une fêlée, en plus ? Anti corridas, on le savait,
Vegan aussi. Mais là, tout de même. Vulgaire, presque salace.
Un ou-vri-er ? Il y a des limites. Cela ne se pouvait.
Devant les biscuits. Qui faisait rigoler la populace…
Mais la populace esthète, éthique et classe.
La mienne, je me suis régalée. Cayetana.
La populace, Michel, c’est aussi moi
Car je suis snob, voilà.
Je le dis et le proclame,
La populace m’enchante et m’envoûte
Comme d’autres, les riches. Mon âme
Est ainsi cistronnée. Un gêne ? Sans doute.
La dignité. Des pauvres, des femmes, des juifs, des ratés,
Qui furent jetés comme je l’ai été, pour d’autres raisons.
Oui, ce doit être cela, simplement : la dignité,
Pouvoir parler à tous sans souci de ce qu’ils sont.
Enfin presque. Pouvoir écrire cela et en rire,
Sans en mourir.
Soit, je n’ai pas aimé l’histoire de Maigrat (l’épicier)
De Germinal. Et pourtant cela a dû exister, je sais,
Et celle du vieux mineur qui étrangle Cécile,
Et tout ce qu’il décrit, Chaval, la foule vile…
Bon. Mais ma populace à moi, devant les puits,
La mine, ce n’était pas cela. Ou pas seulement.
J’ai appris les lettres d’Ethel à ses fils.
Sublimes. Ses fils de mon âge, exactement.
Des papiers interdits. La honte envolée.
Des syndicalistes. Des anciens d’Espagne. Dignes et forts.
Je n’ai pas vu de différence des discussions et des corps,
Le soir entre les militants ; ensuite, à l’université.
Ou plutôt si : leur teneur était plus juste et plus vraie.
Ma madeleine…
Ma liturgie. Amen. Et merci.
Hélène.
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