samedi 14 janvier 2017
Torture animale, des porcs élevés en batterie
Horreur absolue, (et encore, il y a pire, des animaux enserrés de barbelés) on ne peut que haïr ceux qui s'abreuvent de telles abominations. Une idée : on ''est'' ou on devient (plus ou moins) ce qu'on mange, QUI NOUS FORGE, NOUS CRÉE OU NOUS FAIT PERDURER COMME ÊTRE PHYSIQUE ET MORAL, NON ? Alors, ne cherchons peut-être pas plus loin l'explication des drames qui de plus en plus égayent nos faits divers, de pires en pires, un gamin de 15 ans qui tue sa mère (ou son père, ou les deux ou tout ce qui passe) un autre qui tire dans son bahut sur quiconque bouge ou ne bouge pas, les meurtres et viols de femmes partout, épouse ou au hasard histoire de se marrer un peu etc etc... et de la part d'etres de plus en plus jeunes, parfois ado.. la drogue ? Peut être.. mais aussi ... Question : et si la souffrance infligée à ces animaux par milliers qui les a rendus FOUS DE DÉTRESSE ET PEUT ÊTRE DE RAGE (voir l'article qui hélas a filé et que je voudrais bien retrouver, de quelqu'un qui a eu le courage de visiter ces lieux et de regarder dans les yeux les martyrs qui y périssaient)... et si c'était cette souffrance et cette folie qui s'étaient transmises à travers leur chair à leurs mangeurs, oui, à ces mêmes salauds ou inconscients dont certains ensuite iront allègrement trucider qui sa femme qui son ou ses gamins, qui ses camarades de classe, profs ou au pif dans la rue, plus tortures, viols et autres agréments si affinités .. etc etc ? Idiot ? Peut-être. Peut-être pas. J'Y CROIS BORDEL, COMMENT EST-IL POSSIBLE QUE TOUTES CES HORREURS NE LAISSENT PAS DE TRACES ?
Mots sur maux et vice versa
Un enfant...
Après, c'est plus pareil, tu comprends ?
Mais on t'a eue quand même.
Avant deux ans il le fallait. Pour la prime.
Tu as été VOULUE.
UN TRAVAIL SÛR, il faut y penser. Même à 14 ans..
On ne sait jamais. Démissionner ?
Jamais. Tant voudraient ta place !
Tu n'as pas honte ? Enfant gâtée, va ...
INSTITUTRICE, pour une fille, c'est bien.
Évidemment pour un garçon, ce serait différent...
Et puis les études, tu n'y arriveras jamais...
C'EST POUR TOI QU'ON LE DIT. Pour toi.
Françoise ? Mais c'est des gens QUI ONT DE QUOI.
Allez, pas d'histoires, TROIS ANS C'EST VITE PASSÉ !
Non on ne se doutait pas. Jamais...
Elle était en train de s'habituer !
Un tel geste, juste le geste... RIEN DE GRAVE,
MAIS ON NE L'AURAIT JAMAIS PENSÉ!
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Ici c'est chez moi, tu n'y as aucun droit
DÉGAGE!
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Maintenant NOUS VOUS TOLÉRONS, vraiment,
Ça nous a coûté évidemment, mais ça y est..
Comment ça, vous pas ?
Mais puisqu'on vous dit que c'est fini !
Toujours à faire des histoires !
Le problème, c'est ton mauvais caractère,
Regarde avec ma famille ! Si ouverts pourtant,
("Ils n'ont rien contre les goys, Dieu leur pardonne!")
Tandis qu'avec Cathy tu vois, tout est lisse
Jamais un mot plus haut que l'autre...
Mais tu es belle, mon grand amour. Tu l'es encore...
Oui je viendrai. Samedi. Il y a des réductions au TGV.
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Tu as mis de coté ta carrière pour moi ?
Tu te moques ! quelle carrière ?
Ma pauvre maman !
La maison est inhabitable, comment peux-tu ?
Elle est habitable parce que tu l'habites ?
Ma foi... toi, mais un chien n'y vivrait pas.
Ça te regarde évidemment,
Si ça te plaît ainsi
Ma pauvre maman
Toujours bizarre ..
vendredi 13 janvier 2017
Génération panini (après guerre )
Génération panini (après guerre)
Enfant encombrant en bout de râble..
Non, de table. Unique, ah oui !
"Le couple, ce n'est plus pareil après
Mais j'en voulais un quand même,
Tu as été voulue !"
(Et regrettée).
De rescapés qui ne pouvaient mais.
Après la guerre, survivants éberlués.
"C'est parce que tout va bien que ça va pas." Soit.
Enfant dont chaque instant fut compté.
Pauvre Lydie.. Excusez moi d'être là. Je m'en irai vite.
"Est-ce que ça en valait la peine ?
Non, sûrement pas. Je ne "le" mérite pas..
(Mais qu'est ce ''le''? la vie ?)
Je comprendrai après.. - Les lettres à Lydie -.)
Dès que j'aurai fini, je partirai, promis !
Patientez juste un peu.
Vite le bac. Puis la philo pour guérir vite.
(Et l'Ecole normale pour les sous.)
Et qui guérit ! J'allais prouver qu'on pouvait!
Il fallait juste faire le contraire
Et ça devait marcher.
Une embellie. Dix ans ? Allez.. treize !
Un taudis et le bonheur...
Mais il ne fallait pas faire le contraire !
Lydie l'avait dit qui ne se trompait pas.
Lucide cynisme. "Attention ma fille.
Tu déroges, ils te cracheront dessus.
Les enfants, souvent, c'est ça."
Et en effet... éternel retour, incendie symbolique.
Je me chauffe au chinois, à la roue,
Et les mots surplombent qui hurlent en moi
A chaque tour... comme les loups
(À la mort de Tess). À la Cyrano :
Pratique :
"Vite vite que restes-tu ? C'est cher Free
Et je ne m'en sers pas. Tu pars quand ?
Mais tu fais ce que tu veux et je t'aime...
QUAND MÊME...
Après tout tu es... chez toi"..
Enfin presque.
Hypocrite :
"Mais ce n'est pas habitable
C'est pour toi qu'on te le dit !
Pas chauffé en plus.
Tu te rends compte?" (Oui!)
Généreux :
Ça culpabilise à la fin de vivre bien
Quand tu n'as même plus de toit !
(Juste à la salle de bains, n'exagérons rien.)
Nature :
Et puis l'argent comprenez nous !
C'est MAINTENANT qu'on en a besoin.
Pas dans... le lointain !
Agressif :
La philo ? C'est de la merde. Et à chacun sa merde!
Ta carrière obérée pour moi ?
C'est la meilleure ! quelle carrière, dis moi?
Ma pauvre maman ! Toujours à te vanter !
Tu as une riche opinion de toi !
Et les stances à Hélène en finale :
Ratée minable jalouse envieuse...
Et puis j'en oublie toujours un,
Le plus important,
Ma mémoire... c'est agaçant !
Paradite. .. ça y est ! parasite, c'est celà !
Je devrais le connaitre pourtan
Celui autrefois de Lydie épuisée...
Sur la roue menaçant,
Qui éternellement surplombe et va s'abattre
D'un coup..
La boucle est bouclée ..
On n'échappe pas à son fatum.
Par la chatière ?
Bien écorché !
Et que restera-t-il de moi ?
lundi 9 janvier 2017
Fil sur FB suite ... Sur Jaqueline S
Suite de http://chantsphilo.blogspot.fr/2017/01/un-fil-sur-fb-les-feministres-airedales.html à propos de Jacqueline Sauvage (ndlr, la femme qui a tué son mari alcoolique tabasseur -et ce depuis longtemps-, condamnée à 10 ans de prison, graciée à demi par Hollande et enfin libérée totalement sur son intervention). L'ennui est que l'affaire la dépasse et il semble que certain/nes en profitent pour régler des comptes avec celui qui aurait outrepassé ses prérogatives en allant à l'encontre d'une décision d'assise etc) .. du coup, on assiste de ça de là sur le net à un/des petits déchaînements contre elle... déchaînements qui paraissent en certains cas totalement controuvés. Bref, JC n'intéresse plus en elle-même, elle n'est que le prétexte à déverser une ire qui en fait cible Hollande et son abus de pouvoir.. Ça fait un peu ''ordre des médecins'' outré qu'un gugus, fût-il Président, pratique l'exercice illégal de la justicerie. Enfin, c'est l'impression qu'on a.
De certains on s'y attend. Pas d'autres qui affichent un militantisme féministe sans défaut. Sur un fil notamment sur lequel je tombe par hasard, le ton dont certains et certaines usent pour stigmatiser J.S est à la limite du supportable, navrant, à la fois maladroit (il me fonde à la défendre quand je ne l'avais jamais fait) et odieux, d'une indécente arrogance, je cite au hasard ''Elle n'a que deux neurones'' ou, presque pire, ''lavéka partir un point c'est tout''... ahurissant lorsque ces propos proviennent de gens qui se disent féministes voire spécialistes pro de la violence faite aux femmes (!) ... des propos qui exsudent d'une telle incompréhension de culture voire de caste qu'ils confinent à la cruauté. Un false flag provoc? non, ça semble du vrai. J'envoie donc une réponse à un des tacleurs le plus abouti, pas forcément le pire mais celui qui semble le plus à l'aise littérairement et j'épargne les ''deux lignes = une faute'' (voir article plus ancien) ô paradoxe, qui sont parfois les plus sévères quant au ''niveau'' soi disant déficient de J.S. Classique. (Ce sont les délinquants qui se montrent les plus sourcilleux pour défendre leur bien de supposés voleurs.)
Et c'est la volée de bois attendue, pas grave... une petite troupe qui se donne du "mon" Gégé ou ''ma" Titoune'' enfin bref... me tombe dessus. (Entre temps, j'ai lu la réponse du lettré mis en cause qui au contraire m'envoie du ''chère Madame voire chère Madame Larrivé'' à tout bout de champs tel le responsanle-client d'intermarché lorsqu'on vient rendre un appareil défectueux.) Il se défend de ne pas être féministe etc.. Il semble que je ne sache pas tout sur JS (peut-être mais rien n'est dit de précis)... Et enfin je lis les autres posts, vite fait, ceux des pressés, de la piétaille. C'est ce que j'avais déjà pointé mais multiplié par 10. Image de la société contractée en une page FB, il y a comme d'hab les gens de bien cachés par des séides qui se lâchent, ou qu'on lâche, qui insultent, font des fautes, enfin, c'est le microcosme de la société. MAIS...
C'est alors que tout revient. Oui, comme chez Proust mais ce n'est pas Combourg ni la madeleine. En force. Je revois tout en un éclair, tout. Et j'éclate. Envie de hurler, bande de cons, vous ne savez pas ce que c'est et vous osez la ramener, faire des leçons, gamin/es ignares avec vos cuculs ''ma titoune'' ou ''mon'' Fredo ! sombres crétins, ah oui, le relais n'est pas pris, que vont-ils devenir après nous, ces petits cons .. ça s'étouffe...
Oui... Tout revient, même la saison est la même, il n'y a que la voiture qui a changé (et moi, quoique en ce moment et pour la journée je suis à L, en ce gris et glacial hiver d'horreur ,)
''Revient'' n'est pas le mot car ça ne m'a pas vraiment quittée, même si je n'en parle jamais. Mais le coup du lavéka et cette arrogance issues de "défenseur/es des femmes victimes de violences" ou qui se disent tels ! Ça ne passe pas. Faisons vite. Tant pis pour les fautes, la clarté même, je ne me relirai pas, pas plus que je ne puis relire dans "Noces" la mort de Karabash.
C'était l'hiver, il gelait au château, le parc était comme figé... je devais trouver mon passeport, urgent, je ne sentais même plus la douleur, cela viendra après, je fouillais, le lit, partout, il allait arriver, la terreur, je devais prendre pourtant le plus possible car je ne reviendrai pas, jamais, pourquoi n'avoir pas demandé à Frank de m'accompagner, peur d'aggraver encore les choses, ou à Goerdt ? Non, lui a du poids mais il aurait fallu m'expliquer, expliquer, c'est crétin mais bon... Sa carrière ? La mienne ? Non, c'était d'instinct, la honte... tant pis pour mes affaires, j'ai sauté dans la voiture, tout était sombre dans le parc, angoissant, silencieux, la neige avait fondu... par chance, elle a démarré au quart de tour, ce qui était rare, vite vite, ma terre promise pour l'instant... j'avais récupéré un peu d'argent malgré le blocage de notre compte, plus exactement du sien puisqu'il l'avait mis en son seul nom (bien que ce soit moi qui bosse), il n'y avait pas l'informatique à l'époque, la vie parfois tient à des détails infimes, un peu d'argent, un passeport, une cachette (merci à celles -des féministes flamandes- qui me l'ont offerte au péril de leur vie).. ... J'ai foncé, tourné, j'étais sauvée... Et ce fut l'horreur. ...
Dans l'allée étroite en pente assez raide, bordée d'arbres énormes, il avançait, un thriller, il se mit au milieu du chemin et me défiait, dans les phares je le voyais distinctement, mais lui ne me voyais pas, du moins je pense, cette fois, c'est moi qui avais l'avantage, j'étais protégée et en hauteur, ça descendait assez fort, son visage n'exprimait rien, c'était irréel, je l'ai toujours en tête, on aurait dit qu'il attendait, attendait quoi ? que je le tue ? il ne fallait pas le laisser s'approcher, à aucun prix, les portes de ma vieille bagnole ne fermaient pas à clef, c'était sans doute la mort*, il fallait me décider, c'était PROBABLEMENT lui ou moi. Probablement ! Sûr ? Non mais presque... PRESQUE ! Ma vie se jouait sur un presque et un probablement ! il ne bougeait pas, semblait me dire ''tue moi si tu oses, je ne bougerai pas et je t'attends'' ou je vais te tuer comme promis... je crois avoir hurlé ''dégage'', je n'en suis pas sûre, j'ai lâché le frein, me déviant le plus possible en espérant qu'il aurait le réflexe de s'écarter, avait-il vu mon regard ? pas sûr. Deviné ma détermination ? Était-il toujours en crise ? Ça oui, ça se voyait mais jusqu'à quel point ? (Le viol sans doute, plus, comme on dit, ''actes de barbarie'' joli mot)... Je ne sais plus, j'ai fermé les yeux un instant peut-être puis j'ai vu une ombre sauter à gauche, dans ma terreur, j'ai cru que c'était sur moi (enfin, sur la voiture) et je me suis baissée ! mais il n'y eut aucun choc, il avait sans doute sauté au dernier moment dans les broussailles ? Mais il n'y avait pas de broussailles... En étais-je sûre ? Non. Était -il blessé. L'avais-je touché ? je n'en savais rien et je m'en foutais... J'ai foncé, foncé, foncé... Le soir j'étais à Amsterdam et le lendemain sur la table d'op. Et un jour après à Montpellier. Arrivée chez mes parents, je me suis endormie avec mes bottes. J'avais 21 ans. Ils m'ont fait sur le modèle costaud.
Alors oui, on peut tuer, c'est même évident lorsqu'on a subi ... alors non, ne dites JAMAIS YAKA ! J'ai eu bcp de chance et j'en suis consciente : qu'il soit sportif, en bonne forme (physique, oui !) et ait pu s'esquiver in extremis, d'être habile moi aussi et d'avoir réussi à me dévier à un poil près sans doute de son corps... (peut-être l'ai je heurté, je ne le saurai jamais), sinon je serais une criminelle, enfin selon la justice. Et comme JS, je ne me sentirais pas coupable. Du tout.
---------
En tout cas, merci aux gens de ce fil qui, même si ce n'était pas leur but, m'avez donné la force d'écrire, cela faisait ? 20 ans ? que je le voulais (et même "Secret de famille" par ailleurs hyper codé n'en fait pas mention !) Je vous l'ai dit : les victimes même anciennes ne sont pas sympathiques, le plus souvent. J'ai la chance moi de l'être, plus ou moins (sympathique) et de manier un peu le logos .. ce sera plus facile. Mais j'imagine cette femme, JS, lisant ces propos vôtres (de certain/es) exsudant sans peut-être que vous n'en ayiez conscience d'un tel mépris ! ... ça doit aboutir en elle à la même colère mais multipliée par un facteur n, normal. Non, redite, les victimes ne sont pas sympathiques et si en général je fais exception (il faut dire que je l'ai été mais brièvement) là je ne le fais plus. En lisant certaines, tout est ressorti. MÉMOIRE TRAUMATIQUE IL PARAÎT. Et ne parlez pas SVP de "se reconstruire" (par un avocat...) ''chemin difficile mais qui vaut que'' tagada ... Pour moi, c'est un chirurgien qu'il a fallu. Un as il est vrai.
De certains on s'y attend. Pas d'autres qui affichent un militantisme féministe sans défaut. Sur un fil notamment sur lequel je tombe par hasard, le ton dont certains et certaines usent pour stigmatiser J.S est à la limite du supportable, navrant, à la fois maladroit (il me fonde à la défendre quand je ne l'avais jamais fait) et odieux, d'une indécente arrogance, je cite au hasard ''Elle n'a que deux neurones'' ou, presque pire, ''lavéka partir un point c'est tout''... ahurissant lorsque ces propos proviennent de gens qui se disent féministes voire spécialistes pro de la violence faite aux femmes (!) ... des propos qui exsudent d'une telle incompréhension de culture voire de caste qu'ils confinent à la cruauté. Un false flag provoc? non, ça semble du vrai. J'envoie donc une réponse à un des tacleurs le plus abouti, pas forcément le pire mais celui qui semble le plus à l'aise littérairement et j'épargne les ''deux lignes = une faute'' (voir article plus ancien) ô paradoxe, qui sont parfois les plus sévères quant au ''niveau'' soi disant déficient de J.S. Classique. (Ce sont les délinquants qui se montrent les plus sourcilleux pour défendre leur bien de supposés voleurs.)
Et c'est la volée de bois attendue, pas grave... une petite troupe qui se donne du "mon" Gégé ou ''ma" Titoune'' enfin bref... me tombe dessus. (Entre temps, j'ai lu la réponse du lettré mis en cause qui au contraire m'envoie du ''chère Madame voire chère Madame Larrivé'' à tout bout de champs tel le responsanle-client d'intermarché lorsqu'on vient rendre un appareil défectueux.) Il se défend de ne pas être féministe etc.. Il semble que je ne sache pas tout sur JS (peut-être mais rien n'est dit de précis)... Et enfin je lis les autres posts, vite fait, ceux des pressés, de la piétaille. C'est ce que j'avais déjà pointé mais multiplié par 10. Image de la société contractée en une page FB, il y a comme d'hab les gens de bien cachés par des séides qui se lâchent, ou qu'on lâche, qui insultent, font des fautes, enfin, c'est le microcosme de la société. MAIS...
C'est alors que tout revient. Oui, comme chez Proust mais ce n'est pas Combourg ni la madeleine. En force. Je revois tout en un éclair, tout. Et j'éclate. Envie de hurler, bande de cons, vous ne savez pas ce que c'est et vous osez la ramener, faire des leçons, gamin/es ignares avec vos cuculs ''ma titoune'' ou ''mon'' Fredo ! sombres crétins, ah oui, le relais n'est pas pris, que vont-ils devenir après nous, ces petits cons .. ça s'étouffe...
Oui... Tout revient, même la saison est la même, il n'y a que la voiture qui a changé (et moi, quoique en ce moment et pour la journée je suis à L, en ce gris et glacial hiver d'horreur ,)
''Revient'' n'est pas le mot car ça ne m'a pas vraiment quittée, même si je n'en parle jamais. Mais le coup du lavéka et cette arrogance issues de "défenseur/es des femmes victimes de violences" ou qui se disent tels ! Ça ne passe pas. Faisons vite. Tant pis pour les fautes, la clarté même, je ne me relirai pas, pas plus que je ne puis relire dans "Noces" la mort de Karabash.
C'était l'hiver, il gelait au château, le parc était comme figé... je devais trouver mon passeport, urgent, je ne sentais même plus la douleur, cela viendra après, je fouillais, le lit, partout, il allait arriver, la terreur, je devais prendre pourtant le plus possible car je ne reviendrai pas, jamais, pourquoi n'avoir pas demandé à Frank de m'accompagner, peur d'aggraver encore les choses, ou à Goerdt ? Non, lui a du poids mais il aurait fallu m'expliquer, expliquer, c'est crétin mais bon... Sa carrière ? La mienne ? Non, c'était d'instinct, la honte... tant pis pour mes affaires, j'ai sauté dans la voiture, tout était sombre dans le parc, angoissant, silencieux, la neige avait fondu... par chance, elle a démarré au quart de tour, ce qui était rare, vite vite, ma terre promise pour l'instant... j'avais récupéré un peu d'argent malgré le blocage de notre compte, plus exactement du sien puisqu'il l'avait mis en son seul nom (bien que ce soit moi qui bosse), il n'y avait pas l'informatique à l'époque, la vie parfois tient à des détails infimes, un peu d'argent, un passeport, une cachette (merci à celles -des féministes flamandes- qui me l'ont offerte au péril de leur vie).. ... J'ai foncé, tourné, j'étais sauvée... Et ce fut l'horreur. ...
Dans l'allée étroite en pente assez raide, bordée d'arbres énormes, il avançait, un thriller, il se mit au milieu du chemin et me défiait, dans les phares je le voyais distinctement, mais lui ne me voyais pas, du moins je pense, cette fois, c'est moi qui avais l'avantage, j'étais protégée et en hauteur, ça descendait assez fort, son visage n'exprimait rien, c'était irréel, je l'ai toujours en tête, on aurait dit qu'il attendait, attendait quoi ? que je le tue ? il ne fallait pas le laisser s'approcher, à aucun prix, les portes de ma vieille bagnole ne fermaient pas à clef, c'était sans doute la mort*, il fallait me décider, c'était PROBABLEMENT lui ou moi. Probablement ! Sûr ? Non mais presque... PRESQUE ! Ma vie se jouait sur un presque et un probablement ! il ne bougeait pas, semblait me dire ''tue moi si tu oses, je ne bougerai pas et je t'attends'' ou je vais te tuer comme promis... je crois avoir hurlé ''dégage'', je n'en suis pas sûre, j'ai lâché le frein, me déviant le plus possible en espérant qu'il aurait le réflexe de s'écarter, avait-il vu mon regard ? pas sûr. Deviné ma détermination ? Était-il toujours en crise ? Ça oui, ça se voyait mais jusqu'à quel point ? (Le viol sans doute, plus, comme on dit, ''actes de barbarie'' joli mot)... Je ne sais plus, j'ai fermé les yeux un instant peut-être puis j'ai vu une ombre sauter à gauche, dans ma terreur, j'ai cru que c'était sur moi (enfin, sur la voiture) et je me suis baissée ! mais il n'y eut aucun choc, il avait sans doute sauté au dernier moment dans les broussailles ? Mais il n'y avait pas de broussailles... En étais-je sûre ? Non. Était -il blessé. L'avais-je touché ? je n'en savais rien et je m'en foutais... J'ai foncé, foncé, foncé... Le soir j'étais à Amsterdam et le lendemain sur la table d'op. Et un jour après à Montpellier. Arrivée chez mes parents, je me suis endormie avec mes bottes. J'avais 21 ans. Ils m'ont fait sur le modèle costaud.
Alors oui, on peut tuer, c'est même évident lorsqu'on a subi ... alors non, ne dites JAMAIS YAKA ! J'ai eu bcp de chance et j'en suis consciente : qu'il soit sportif, en bonne forme (physique, oui !) et ait pu s'esquiver in extremis, d'être habile moi aussi et d'avoir réussi à me dévier à un poil près sans doute de son corps... (peut-être l'ai je heurté, je ne le saurai jamais), sinon je serais une criminelle, enfin selon la justice. Et comme JS, je ne me sentirais pas coupable. Du tout.
---------
En tout cas, merci aux gens de ce fil qui, même si ce n'était pas leur but, m'avez donné la force d'écrire, cela faisait ? 20 ans ? que je le voulais (et même "Secret de famille" par ailleurs hyper codé n'en fait pas mention !) Je vous l'ai dit : les victimes même anciennes ne sont pas sympathiques, le plus souvent. J'ai la chance moi de l'être, plus ou moins (sympathique) et de manier un peu le logos .. ce sera plus facile. Mais j'imagine cette femme, JS, lisant ces propos vôtres (de certain/es) exsudant sans peut-être que vous n'en ayiez conscience d'un tel mépris ! ... ça doit aboutir en elle à la même colère mais multipliée par un facteur n, normal. Non, redite, les victimes ne sont pas sympathiques et si en général je fais exception (il faut dire que je l'ai été mais brièvement) là je ne le fais plus. En lisant certaines, tout est ressorti. MÉMOIRE TRAUMATIQUE IL PARAÎT. Et ne parlez pas SVP de "se reconstruire" (par un avocat...) ''chemin difficile mais qui vaut que'' tagada ... Pour moi, c'est un chirurgien qu'il a fallu. Un as il est vrai.
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