vendredi 23 juin 2017

Pourquoi nous risquons de perdre contre l'intégrisme





Petite pensée matinale ou pourquoi cette évolution assez dramatique de 'nos' cultures et leur dévoiement impressionnant. Contexte, une internaute, une jeune femme, sans doute travailleuse sociale, intéressante  +++ .... ici, se réjouit qu'après avoir refusé une fois, (c'est le ramdam! Et elle est une femme !) un jeune musulman lui serre la main et même avec un sourire. Une victoire saluée par quelques un/es. (!)

Je proteste. Belle victoire qui a tout à fait l'allure d'une dramatique défaite.

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Parenthèse. Ceci résonne en fait comme la suite et l'illustration de l'article que voici. 
''Le pendule oscillant. J'ai connu une époque (guerre d'Algérie) où le seul mot ''arabe'' semblait obscène, une insulte, tant le racisme était prégnant. On disait alors pour l'éviter ''français originaire d'Algerie'' ou ''français musulman originaire etc...'' ... période où presque TOUS les journaux étaient à l'affût du moindre manquement, de la plus subtile incivilité et évidemment si possible de ''mieux'' (le viol se portait assez bien) du fait d'a-ra-bes. (Si ce n'etait pas le cas, ça n'interessait personne. ) Là on y allait franco, un ''arabe'', c'était clair, net,,, d'ailleurs, lors que par hasard (c'était à Marseille) on faisait allusion devant des policiers (ou autres) à un acte de délinquance à notre encontre, la première question qui était posée était ''c'est un arabe ?'' et dans le cas contraire, la déception était évidente. Odieux, oui. Ça, plus les révélations sur la torture, etc... c'est une période dont 'nous' avons à juste titre, honte, même si on était tout gamin alors. Vient à présent, après une période de 'normalité ' assez brève, le retour du pendule, aussi injuste. Lorsque (je crois me souvenir que ce fut le cas de la seule victime rescapée de Guy Georges) vous êtes interrogé/e  sur un acte de délinquance que vous avez subi, les policiers insistent... et si vous hésitez.... ''il était un peu... méditerranéen... très mat, avec les cheveux frisés' ils vous mettent à l'aise, vous demandent carrément, fort aimables : ''N'hésitez pas, dites le, un arabe ? Un Noir ? Il faut le dire" ... et le fait est qu'on hésite ! (C'est trop facile, ils en bavent déjà assez, on ne va pas en plus...  et puis on aura l'air de quoi ? Agressée par un arabe... etc... on va nourrir le racisme etc) ça s'appelle le déni, la conscience malheureuse et c'est aussi une forme de racisme : on ne traite pas un groupe social et ou ethnique comme un autre, comme ''nous'', on lui autorise toutes sortes de ''dérives''... et ceux qui paient le prix fort au sein de ce groupe ''autorisé'', ''paternalisé'' sont les femmes, les enfants et les animaux. CAR CE N'EST PAS PARCE QUE NOUS AVIONS TORT QU'ILS AVAIENT RAISON. Mais nous aimons le simple, il y a les bons, les mauvais.... Et aussi on raisonne en banquiers des valeurs : tel groupe a cotisé, (la colonisation ) il a comme un 'avoir' bancaire, on ne va pas l'emmerder avec des futilités comme l'excision, la charia, la barbarie machiste.  Et croyez moi, au sein de ces groupes, certains (ceux d'un haut) savent très bien utiliser cet 'avoir bancaire' pour se livrer impunément à leur passion mortifère vis à vis de ceux d'en bas, femmes, animaux, au prétexte de la religion etc... Et  c'est ainsi qu'on a à présent le voile partout.'' 

Pour mon ego, bien malmené en ce moment, je cite Nicolas. ''C'est très fin cette analyse. Elle pointe le caractère social de la genèse du racisme. On y échappe pas comme ça.  Et l'anti-racisme lui-même devient vite le vecteur des pires régressions.  Non, Hélène est une grande observatrice et analyste.'' Merci !

Fin de la parenthèse
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HL -- Oh mes ami/es ! sans doute parce que je suis vieille et fatiguée, aigrie peut être ? mais sonner le rassemblement parce qu'un honnard azerty (ou querty) a daigné serrer la main à quelqu'une de ni azerty ni querty et en plus avec vagin (à une éducatrice forcement plus âgée, sans doute dévouée corps et âme à son job, et évidemment plus instruite, oui, j'ose, que lui)...  à qui il avait précédemment FAIT L'AFFRONT de refuser*, où va-t-on ? ! C'est avec de telles postures qu'on entérine 'notre' infériorité : 1 comme femme et 2 : comme non azerty ni querty  ! OK il t'a serré la main. Point. Peut-être tout simplement parce qu'il avait besoin de toi, oui je suis cynique, qu'il a réalisé que le pouvoir malgré tout c'était toi, (ou le serrage de mains) peut être sincère aussi certes ! ms j'ai comme un doute. MOI JE LA LUI AURAIS REFUSÉE (à moins d'excuses préalables, ce que je ne crois pas qu'il ait fait.) Citant de mémoire Rabaud Saint -Étienne après l'édit de ''tolérance'' arraché au roi après la guerre où il fut vaincu par les camisards : ''JE NE TOLÈRE PAS D'ÊTRE TOLÉRÉ'' ! Ne te fais aucune illusion: il te tolère, c'est à dire que tu représentes pour lui une gigantesque non valeur avec laquelle il est contraint de composer mais à la première occasion, te le fera bien voir, enfin je pense, que ce n'était qu'obligation détestable . On m'a fait le coup autrefois, il ne s'agissait pas de quercy mais d'azerty (mais on doit trouver ça dans toutes les religions) et il s'agissait de ma belle mère, après la naissance de mon fils, (en bon état et donc avec quéquette parce que sans, aucun intérêt , ni écrit ni déplacé pour ma fille pendant ? Plus d'un mois). Phrases historiques : ''Mais maintenant on vous tolère, voyons, Hélène'' (sous entendu ne faites pas d'histoires pour rien) à quoi j'ai répondu du tac au tac la phrase de Saint Étienne sans savoir à l'époque que je le plagiais à peu près.  ''Moi, je ne tolère pas quelqu'un qui me tolère.''

*Renverse les termes du rapport: que se serait-il passé si c'était TOI qui avais refusé sa main car impur ? Mmmmm ?

MS : -- tu t'enflammes meuf : 1) je ne suis pas son éducatrice dc il n'a pas besoin de moi.
2) il vient à peine d'arriver et on lui a mis dans le crâne toute sa vie que serrer la main à une femme pendant le ramadan c'est mal.
3) il a été capable de changer.
4) on est en train de parler d'un adolescent, donc d'un petit cerveau en formation.
5) quand tu es dans une posture éducative, tu ne réponds pas la même chose que quand tu es dans la rue parce que tu vas être amenée à revoir la personne et à travailler sur la longueur.

H L : -- Je ne suis pas 'meuf' et il est révélateur et hélas classique que tu emploies ici TOUT D'UN COUP le vocabulaire de tes ... ''clients'' (au sens latin du terme) alors que c'est l'inverse, (en principe requis), qui eût été normal. Tu es passée, l'as-tu perçu ?  d'un type de langage à un autre, opposé et pas meilleur. Tu ne sais pas s'il a changé, mais toi, si : de l'oblation quasi mystique (de surcroît communicative) au vocabulaire et indirectement la posture des loubards sexistes... contre une f (une femme ! 'amie') devenue implicitement plus ou moins 'ennemie' (moi). (Hé meuf, etc..) Dommage. A Vitry, où j'ai enseigné 3 ans, (lire Verdun) on voyait ça tout le temps. Le pb est qu'à force de fréquenter, mettons, pour les flics, des délinquants ; pour les profs de Jean Macé*, des loubards violents voire hyper violents ; pour les gardiens de prison, des détenus parfois criminels....  bref, à force de baigner dans ce milieu à temps plein, surtout s'ils sont en petit nombre, (je parle des interfaces coté socialité, par exemple les éducateurs) et il semble que ce soit de plus en plus le cas avec les restrictions, il va se créer comme on le voit très nettement ici, une sorte d'umwelt osmotique paradoxal, (ça, OK) mais avec en plus une  inversion des modèles, et ça c'est catastrophique : l'interface ''anti social'' (mettons raciste, sexiste, fanatique voire violent) va prendre le pas sur l'éducateur ou trice censée l'éclairer et le tirer vers lui. On aura alors, subrepticement éclose chez elle une sorte de fascination malvenue et à contre sens vis à vis de son client. Surtout si le rapport des sexes lui est défavorable (femme /homme). Pourquoi ? Parce l'empathie qui joue à un seul sens (l'éducateur ou trice a CHOISI ce travail, d'être là, ce n'est pas sans signification ; le client, souvent, non, ou par la force des choses, donc il le ou la subit, souvent moyennant un petit -ou gros- bénéfice, un permis de séjour, un avis favorable pour un travail ou un dossier d'études, le livret bac, une bourse ou, en collège, c'est le plus classique, simplement les prestations sociales) ... la rage éventuellement peut alors couver en celui qui a parfois l'impression d'avoir été forcé à vendre son âme au diable, (associée à une amabilité de surface, situation malsaine) ... cette empathie donc va presque toujours jouer CONTRELE BUT REQUIS ET EN FAVEUR DE CELUI COMBATTU. Pourquoi ? C'est facile à comprendre. Les jeunes fanatisés par un bourrage de crâne au long cours, ou disons le fanatisme en général GAGNENT TOUJOURS, parce que le système en un sens s'auto détruit et pas pour un autre meilleur !

Je crois que c'est Patrick Altman qui observait qu'un jour, au cours d'une soirée, il avait vu avec stupéfaction des potes fervents +++++ limite intégristes ou quasi se précipiter ... vers des sodas, en ppe  interdits (pas cachères) ! Quoi ? Il s'est approché : ils avaient été transformés, et étaient bel et bien cachères, certifiés par le rabinat. Le fabricant, avisé, en bon commercial, était parti du principe évident qu'un laïque ou un juif 'laïcisé'', 'tolérant' comme on dit, boiraient DE TOUTES MANIÈRES DES SODAS CACHÈRES, MAIS PAS L'INVERSE, donc pour le business, pour gagner des marchés, il fallait se reconvertir :  l'intolérance gagne toujours, presque PAR PRINCIPE.

Ce qui signifie clairement qu'il faut aussi la pratiquer, (appelons la 'fermeté',) et que s'extasier d'une si minime 'victoire' (et peut être si formelle) est en fait une dramatique 'défaite', le signe de cette parfaite inversion des modèles. (Poussé à l'extrême, dans des groupes de soutien-femmes victimes de violences dites conjugales, on voyait parfois -du moins autrefois- des victimes se réjouir de ne plus avoir été frappées depuis un moment ou beaucoup moins.)

Vous avez remarqué ? Dans un groupe même peu nombreux, on s'aligne presque toujours sur le plus con. Ou le plus malvenu.

De même voit-on des flics (cf ma vidéo 'porter plainte') adopter des postures, des attitudes, des formules des délinquants qu'ils sont censés interroger, détecter, déférer ensuite et contribuer à changer. Car la force finalement, c'est eux, les délinquants pensent-ils, et ce n'est pas faux. La sympathie obligatoire qui doit être suscitée chez le mis en cause par le flic qui veut des aveux, au cours d'interrogatoires de plus en plus longs, intimes, intenses, séducteurs, calculés, avec récompenses .. (exemple le flic qui a 'eu' Patrice Allègre) tourne parfois au réel, quel que soit l'horreur du crime. Cf Sartre, 'entre jouer et ressentir, la ligne est mince'... et n'est pas comédien qui veut ! Idem avec les matons, comme le montre une histoire récente  (Valérie Subra, qui a circonvenu une gardienne qui pour elle a tout perdu, travail, enfants etc..) Il faut tenir un cap certes difficile pour que les choses soient à l'évidence ce qu'elles doivent être, par ... les postures, didascalies ... Gênant ? Oui, mais pour une fois que le rapport de pouvoir institutionnalisé (que je ne nie pas) joue en faveur de l'éthique, ne le corrodons pas! Quel gâchis !

*Le lycée est célèbre.

MS : --- Hélène Larrivé ah je sais pas ce que tu crois mais "meuf" c'est MON langage. coucou 2017

HL : --- Alors il change selon les moments car je t'ai connue autre, coucou 2016. Le terme est péjoratif et il est dommage de le voir utilisé par une femme contre une autre avec laquelle il n'y avait jamais eu de pb jusqu'alors. QUI a refusé de te serrer la main ? moi ? Non, celui que tu défends contre moi, ('meuh' pardon 'meuf') ...  cela ne fait qu'illustrer mon propos.... Oui je sais il y a celui de ''nègre'' mais n'est pas Fanon qui veut et nous n'avons pas encore notre Carmichael ou Fanon pour pouvoir employer sans ambiguïté des termes comme 'meufs'.

MS : -- On comprend rien Madame.

HL : -- Bon, alors je vais simplifier, évidemment ça va perdre en nuances et élégance mais gagner en concision. On te pisse dessus, tu dis césakultur, on ne te pisse plus dessus, tu dis 'victoire ! il a compris' ... il te sourit en plus et là, c'est le nirvana. Bon, suppose maintenant qu'on ne t'ai JAMAIS pissé dessus, si si ça se peut. C'est même ce qui est normal. Voilà. Tu vois l'erreur ?


jeudi 22 juin 2017

FB sur Mélanchon, chroniques du racisme ordinaire

Chroniques du racisme ordinaire, un exemple. Une internaute, sur Jean Luc Mélanchon :
''Jean-Luc Mélenchon est un homme méridional très expressif, venant d'un milieu populaire, détonant dans une France parfois un peu confite dans sa common decency. (Ndlr, Autrement dit un plouc.)
Habituée depuis que je suis née à l'expressivité de ce type de populo, je ne m'en offusque pas, bien que j'aie appris à ne pas moi-même y recourir par timidité et aussi pour me protéger. (Autrement dit, ces bestiaux, je connais, ils ne mordent pas souvent, je tolère, mais je m'en garde.)

[Du fait de sa visibilité, de son caractère très disert  et de sa vista politique (il voit souvent les choses bien avant les autres), JLM sert de bouc-émissaire, d'abcès de fixation, de diable et de punching-ball en permanence, quoi qu'il fasse et ne fasse pas, dise et ne dise pas. Tout ce qui le concerne est tronqué, déformé, monté en épingle par les médias, repris en boucle sur les réseaux sociaux, répété ad nauseam.
Ce bruitage permanent est une expression de quasi pathologie collective qui a entre autres pour fonction de camoufler la nature et la portée des vrais enjeux politiques de la situation actuelle, en les retournant contre lui. Dit-il du député matheux qui défend des positions hyperlibérales qu'il pourra lui apprendre l'histoire longue des luttes pour le contrat de travail, il lui est aussitôt reproché un "mépris insoutenable pour les chercheurs" ! Lui qui s'est entouré d'un grand nombre de pointures scientifiques dotées d'une indéniable conscience politique (que l'homme à la lavallière verte ne semble pas encore avoir eu le temps de développer), le voilà taxé d'un nouveau défaut, "populiste" bien sûr. S'étonne-t-il de la présence du drapeau européen dans l'enceinte législative de la nation française (encore laïque et encore souveraine, que je sache) qu'il lui est reproché de "cracher dans la soupe", lui qui "profite" du salaire  de député européen. Et tout est à l'avenant.Tout ce bruitage monstrueux, qui substitue la rumeur personnalisante à l'information et à la réflexion politiques, est harassant, asphyxiant et source de confusion.
Pourrait-on arrêter et passer aux choses sérieuses?]

Une autre appuie le trait :
-- Si ses idées sont bonnes, je n'ai jamais aimé ce côté populo. Je ne crois pas qu'il vienne d'un milieu populaire (parents profs) et quand il veut, il s'exprime diablement bien. Ces deux facettes me dérangent
(..... )  Je n'apprécie pas ce genre de sketch, ni la vulgarité ni le mépris du terme "matheux". qui sent pitoyablement sa revanche de lycée et qui dans la bouche de quelqu'un qui s'est parachuté sans vergogne pour être élu à tout prix sonne mal. (Ndlr, Jean-Luc Mélanchon a  fait philo* et est remarquablement cultivé dit-on, ce qu'il m'a semblé aussi à l'écouter.)
 *Etudes considérées comme sérieuses et difficiles (pour le deux, ce n'est pas vrai ms ne le répétez pas.)

H.L. --On peut être issu d'un milieu relativement populaire et cultivé +++++  ou d'un milieu ''double'' (populaire, mettons du Midi, et intello bourge citadin, donc interface)... et la double posture qui est reprochée (!) à Jean Luc Mélanchon avec une inénarrable hauteur ('' QUAND IL VEUT, IL S'EXPRIME DIABLEMENT BIEN''!) est ce résultat. Un intellectuel issu de la classe ouvrière ou pauvre est svt en porte à faux ds le milieu devenu sien, l'université. (Cf ''Autobiographie d'un intellectuel issu de la classe ouvrière '' Hoggart).
Quant au TON du post initial, qui semble défendre un homme pour quelques traits (mettons, la vulgarité populaire AGGRAVÉE ! par une origine 'sudiste' ou mettons plutôt sudienne) traits-clichés (aussi pertinents que la supposée paresse des noirs ou l'hyper sexualisation des arabes ou vice versa) et évidemment péjorativisés..  c'est à dire qui POSE implicitement ce contre quoi il PRÉTEND défendre le type, (du moins ds sa première partie), il est déplaisant.

C'est comme si on disait ''Non ! Monique X. n'est absolument pas snob et encore moins idiote ni ostraciste et d'ailleurs j'ai l'habitude depuis l'enfance de fréquenter ce genre de personnes dont certes je me garde hautement bien que je ne m'offusque pas du désagrément qu'ils occasionnent ... d'ailleurs la preuve, quand elle veut, elle peut s'exprimer tout autrement.'

* Il est vrai qu'il y a des précédents glorieux, cf Racine, de mémoire et en substance : les gens du Midi sont vulgaires, ne savent pas s'exprimer avec finesse ni même correctement... etc etc ... bon, les filles sont jolies (mais je n'en voudrais pas,) mais nous avons des nuits plus belles que vos jours..'' en général on ne retient que la fin. A sa décharge, il n'avait que 18 ans lorsqu'il a commis ce poulet.

lundi 19 juin 2017

Le pôle emploi video




Le emploi, ils m'ont viré,
De gros musclés sans muselière,
De me colleter par le derrière,
(Au pied Médor,)
Et dehors de me jeter!
Droit dans les ronces..
Qui m' piquent encore..

J'avais pas répondu, oh le damné,
A n'annonce qu' m'avaient pas envoyée.
Le chômeur, c'est très rétif,
Dur à manier et agressif!
Il faut savoir être incisif :

"Vous z'en foutez, Vous z'en foutez,
Vous laissez aller, aller à l'eau
Allô allô.. au.. vin plutôt,
Un resquilleur, un acharné,
Dehors ! Ksss Au pied Médor !
Sinon c'est toi qui sera lui,
Bon chien, as-tu compris ?

CAR LE PÔLE EMPLOI
CRÉE DES EMPLOIS."

J'ressors à plat ; pour oublier,
Me bourre la gueule avec tarpé..
Et recommence à me la bourrer,
Pour oublier que je me la suis bourrée,
Et ça balance… loin de ces prés..

Le pôle emploi,
C'est peut-être pour toi?
(montrer un baraqué.)
Mais le pôle emploi,
C'est pas pour moi!

Le pôle emploi,
C'est pas pour toi!
(montrer quelqu'un)
Le pôle emploi,
C'est ..
Pour le pôle emploi,

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Le pôle des emplois, c'est spécial,
Ça prolifie quand yen'a pas..
Pas de boulot pour moi,
Pas de boulot pour toi
Pas de boulot pour toi
Pas de boulot pour toi.



Le pôle en poix, c'est original,
C'est pas du tout comme les rats,
Ça s'reproduit
Sur le rata... QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.
QUAND Y'EN A PAS.

Le pôle emploi,
Ça bouffe du vide
Et ça vous évide,
Comme les pruneaux.
C'est leur boulot.
De nous broyer, nous faire bouillir,
Et en gelée, pour tout finir,
Nous mettre en pot.. et nous compter
C'est plus pratique,
Pour les statistiques

Car des "comme moi",
"Qui comptent pas",
Faut les compter, c'est politique,
Pour les sous traire, mathématique,
Des bêtes à traire,
Et savoir où on va.

Des damnés, des sauvages,
On m’dit qu'il en faut pas,
Mais sans moi, sans toi, sans toi,
Ceux qui nous jettent en paquet,
Au chômage aussi il’seraient
Et jetés ! Et jetés ! Et jetés !
Et jetés !


Tout est médoc et tout, poison,
Tout dépend la dose et la prescription,
De "comme moi", un peu, c'est parfait,
Ça fait tourner la boutique,
Peur à ceux q‘revendiquent,
Mais trop, c'est cata,
Du thym dans le rata
Une potion, une potion..


Le pôle emploi,
C'est pas pour moi!
(Montrer quelqu'un)
Le pôle emploi,
C'est pas pour toi!
(Montrer quelqu'un)
Le pôle emploi,
C'est pas pour toi!
(Montrer quelqu'un)
Alors le pôle emploi
C'est pour qui, pour quoi?

LE PÔLE EMPLOI,
C'EST POUR LE PÔLE EMPLOI!

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dimanche 18 juin 2017

L'affaire Villemin, 4 images et une analyse Boltanskienne

http://chantsphilo.blogspot.fr/2017/06/laffaire-villemin-en-4-images-un.html

http://www.thinesclaude.com/affaire-gregory---cinquieme-partie.php

Dans l'affaire Villemin, les acteurs semblent le paradigme d'une classe ouvrière acculturée à laquelle on a désappris ou dénié l'estime de soi, le savoir faire, le courage et l'élégance au profit d'un soi disant ''modernisme'' fantasmé et souvent mortifère... [exemple d'un autre paradigme, plus dramatique encore, les milliers de bébés africains morts de ce que leurs mères, circonvenues par les pubs à la clinique (modernisme, esthétisme, les femmes  blanches donnent le biberon etc) n'ont pas voulu les allaiter, sans avoir de l'eau potable ni les moyens de stériliser d'où toxicoses et sous alimentation,]

...  de la consommation copiée parfois de manière grotesque* (cf l'histoire du canapé en cuir qui aurait été un des déclencheurs du drame) etc... 
Cela échappe à ceux qui ''se sentent très loin de ces préoccupations'', je cite une amie au sujet d'une pollution radio+ dans le Midi sur laquelle j'avais alerté... à quoi j'avais répondu ''tu ne respires donc plus ?''

C'est ça la question ! Il y aurait des sujets NOBLES ET DES SUJETS IGNOBLES. Principe encore de l'idéologie dominante qui LE DÉCIDE. Or tout est à prendre, parce que C'EST. Et rejeter un sujet comme ''indigne'' revient toujours à faire le jeu du plus fort, du plus injuste  (par exemple on a longtemps considéré les sujets -qu'à présent nous appellerions  ''droits des femmes-  comme l'avortement, la contraception, l'excision, les mutilations sexuelles, la ménopause  etc... comme un peu 'dégoûtants', ''ignobles'' et partant, econdaires, d'où l'extraordinaire stagnation voire recul de notre situation et la perdurance, l'inflation voire même l'initiation de soi disant 'coutumes' barbares et ostracistes dites à tort 'd'un autre âge' comme la burqua, l'excision etc...)

* exemple, une tapisserie ornée d'énormes fleurs criardes, dans une pièce de HLM, jure et  hurle, alors que parfois elle n'est que la copie peu réussie d'une autre qui, dans une salle de château,  est tout à fait à l'aise. 

Une analyse marxisante féministe (enfin, puisqu'il faut un mot..) Boltanskienne peut être ?  de l'affaire Villemin, paradigme donc d'une classe ouvrière acculturée à laquelle on a désappris ou dénié l'estime de soi, le savoir faire, le courage et l'élégance au profit d'un soi disant ''modernisme'' souvent mortifère  [exemple d'un autre paradigme, plus dramatique encore, les milliers de bébés africains morts de ce que leurs mères, circonvenues par les pubs (modernisme, esthétisme, les blanches donnent le biberon etc) n'ont pas voulu les allaiter, sans avoir les moyens de stériliser l'eau d'où toxicoses et sous alimentation,] consommation, (l'histoire du canapé qui aurait été un des déclencheurs du drame ) etc...  Evidemment cela échappe à ceux qui ''se sentent très loin de ces préoccupations'' je cite une amie au sujet d'une pollution radio+ dans le midi sur laquelle j'avais alerté... à quoi j'avais répondu ''tu ne respires donc plus ?'' C'est ça la question !  Il y a des sujets NOBLES ET DES SUJETS IGNOBLES. Or tout est à prendre, parce que C'EST et rejeter un sujet comme ''indigne'' revient toujours à faire le jeu de l'idéologie dominante, c'est à dire dire du plus fort, du plus injuste  (par exemple on a longtemps considéré les sujets -qu'à présent nous appellerions  ''droits des femmes-  comme l'avortement, la contraception, l'excision, les mutilations sexuelles, la ménopause  etc... comme un peu dégoûtants, ''ignobles'' et partant, econdaires, d'où l'extraordinaire stagnation voire recul de notre situation et la perdurance, l'inflation voire l'initiation de 'coutumes' barbares et ostracistes dites à tort 'd'un autre âge' comme la burqua, l'excision etc...)

Luc Boltanski, dans ''Prime éducation et morale de classe'' analyse les livres d'hygiène et de puériculture (ou d'éducation de jeunes enfants) sur 4 générations, ainsi que les livres scolaires de ''morale'' pour des enfants de milieux ouvriers (ET pour leurs instits), illustrés d'historiettes exemplaires et non réellement narratives, presque des textes de 'philo'. Certains de ces livres, dont un principal mettent en scène deux familles ouvrières : 1, les ''Gardette'' dont la maîtresse de maison, excellente, économe, propre à l'extrême, MODERNE en un mot, écoute c'est à dire obéit aux préceptes du médecin de ses enfants, et de l'instit.. une famille dont le mari travaille dur, ne se plaint pas, ne boit pas etc... (ne  fait pas grève? Cela n'est pas dit mais sous entendu) ... dessinent ici l'image d'Épinal (mot mal choisi) d'une classe ouvrière dont les enfants, dûment éduqués, réussissent superbement (à devenir contremaître ? Cela n'est pas dit. Peut être?) une classe ouvrière en ''promotion'', en marche (!) le Modèle ... et 2 :  une autre famille, mettons les Maccard, juste à coté, est au contraire en pleine décrépitude.... C'est celle d'une femme un peu légère, pas trop bosseuse, ''arriérée'' en un mot (elle use de plantes et dénigre le médecin, la SCIENCE, elle est donc idiote) qui ignore résolument le PROGRÈS, ne lange pas ses bébés* (!)...  laisse traîner les plus grands au coron, sales, parfois insuffisamment couverts, omettant de les faire vacciner et même de consulter (et de suivre les prescriptions) ... un anti modèle archaïque, méprisable, vivant ''comme autrefois'' (et qui a bien mérité son sort)  ... car du coup le mari évidemment boit, n'aimant pas rentrer dans un taudis immmonde et les enfants à leur tour, ignorants, vont mal finir...

*Il est remarquable que le fait de ne pas langer les bébés par exemple ait été tour à tour PRESCRIT PAR LA MÉDECINE (quiconque ne le faisant pas étant considérée comme une mauvaise mère hors la loi -la loi médicale immuable et éternelle s'entend- archaïque et marginale) puis PROSCRIT PAR CETTE MÊME MÉDECINE   (quiconque le faisant encore  étant considérée comme archaïque etc... Dans tous les cas, c'était la mère qui était dénigrée.  

 Le but de ces 'traités ' de 'puériculture ' ou de 'morale' foireux ? Diviser la classe ouvrière et la rendre PAR LES FEMMES soi disant valorisées mais en fait taclées, responsable de sa propre déréliction. Les faire se haïr jusqu'au mépris d'eux mêmes et à la mort. Jusqu'à'a l'oubli de leurs savoir faire inélégants. Une illustration ici, quasi paradigmatique, l'affaire Villemin.

Anne : --- Pitié Hélène, en son temps, Duras a lancé les chiens sur la mère. Ces pseudos analyse n'ont pas lieu d'être, Freud disait que la première interprétation est fausse. Nous ne savon rien et ces gens ont suffisamment été des objets de curiosité!

[Et vlan, le principe de l'airedale qui sonne chic, économise de la lecture, de la réflexion mais en donne l'impression, sous couvert d'éthique, parfois de religion, de sacré ou d'obscénité... et permet de se faire voir (mousser) à faible coût. ]        


H : --- Pitié Marie Sof, la comparaison avec Duras est 1 insultante et 2 à prendre exactement à l'opposé, je dis bien exactement, je fais de cette ... 'chose' une analyse  plus ou moins marxiste et féministe, que j'espère féconde et rationnelle, grâce et à partir d'un livre qui a changé ma vie et qui cependant a eu peu de succès, dommage, celui de Luc Boltanski  ''Prime éducation et morale de classe ''.... Pitié (pour reprendre ta formule que je n'aime pas mais je suis pressée) Marie Sof qui n'a pas connu la misère intellectuelle en ces pays ... mettons minier (en fait, ce n'était pas ça dans les Cévennes, je vais trop vite ... mais parfois ça y ressemblait un peu) et qui accable les souffrants d'une abjecte condescendance en te pincant le nez. Permets moi, (qui ai été tirée de ces 'choses' par la chance d'avoir été privilégiée et ensuite par Boltanski ) de tenter d'en faire autant pour d'autres...  Tu n'en as pas besoin ? OK passe et file, d'autres, si. (Encore ai-je eu beaucoup de chance d'avoir fait partie de l' 'élite' et d'avoir connu Mai 68 qui a mis tout ça à niveau.) Cette histoire est atroce à tout point de vue, femme, enfant, ouvriers, misère intellectuelle et affective, inceste, infanticide, (on en parle à peine du reste, ou juste au détour d'une anecdote, sans intérêt, puis on passe), déchirement de famille, de gens, une sotte haine déversée sur d'autres victimes et non sur les vrais coupables etc etc..  Oui, il y a une analyse à faire, Yves Robert l'a fait aussi, à sa manière, ds son livre. L'affaire Villemin, en 4 images, à partir de Boltanski.


H :  --- C'est étrange mais en lisant Boltanski (point de vue féministe marxisant à une époque où ce n'était pas trop dans l'air) j'ai compris jusqu'où ce dénigrement des savoirs et savoir faire populaires et FEMININS (médicaux, -accaparés par la 'médecine MODERNE', ah ! moderne, le maître mot !-, la puériculture, -idem-, et d'éducation en général -le livre qu'il analyse était aussi destinés aux maîtres d'école, en premier- ..)  pouvait aller. (En réalité c'est une acculturation des gens du peuple, incapacitante et poignante, parfois dramatique, dans le tiers monde par exemple, lorsque des pubs découragent les mères d'allaiter alors qu'elles n'ont rien pour stériliser l'eau, cf ''Nestlé contre les bébés'', -cela a causé des milliers de morts de bébés africains -) N'oublions pas que les instits de campagne étaient eux-mêmes recrutés en milieu rural et ouvrier et transmettaient en bons soldats cette idéologie pourtant mortifère (en général, car je ne nie pas qu'il y ait eu quelque intérêt parfois à ce scientisme moderniste misogyne et culturaliste méprisant servi en beignet frit à la classe ouvrière à tous les repas.) Une anecdote, Lydie me pardonnera, son sens pédagogique outrepassant son ego pourtant bien dimensionné maman! Je suis ds une maison de campagne relativement inconfortable,  pas trop loin de chez elle, avec mes 2 enfants. C'est l'hiver, je dois mettre en route la cuisinière en revenant du lycée. Les enfants attendent, il fait froid,  la cuisinière est éteinte depuis le matin je pense. Je n'y parviens pas. Ça fumé,  c'est chiant. Lydie est exceptionnellement venue nous voir et m'observe du coin de l'oeil SANS FAIRE UN GESTE POUR M'AIDER, ce qui n'est pas ds ses habitudes. Je lui demande piteusement de ... je ne me souviens plus exactement, de l'aide en tout cas ! Elle s'exclame un peu sec qu'elle NE SAIT PAS. OK.  Arrive Madame G. une voisine assez éloignée (l'habitat est dispersé au Serre) mère de 15 enfants! (oui, mes amies, comme chez les Villemin, ce genre de famille existait encore en 79, plus rarement cependant, dans les Cévennes) qui en un e seconde prend l'affaire en mains en rigolant et s'attaque à démarrer le feu ouf... vive, efficace, super... ça commence à ronfler... mais pas trop fort, elle insiste, bourre,  étonnée.  '' MAIS IL FAUT DEGRILLER PAR LE BAS VOYONS !'' s'exclame alors Lydie sur le ton d'une prof parlant à une élève pas trop douée. ''Ah oui, je n'avais pas vu que c'était un vieux Chaffeautot,'' répond Madame G, qui dégrille aussitôt et une seconde après le poêle part et nous chauffe doucement, ouf. Je m'étonne. ''MAIS TU SAIS DONC ?'' Et là pour la première fois j'ai vu Lydie, pourtant prompte à la réponse, se troubler. Je n'ai pas insisté, supposant qu'elle avait voulu m'embêter (moi, peut-être mais mes enfants, non, ce n'était pas possible.) J'ai compris ensuite grâce à Boltanski  (ça et d'autres choses, notamment soigner les chevaux.) En elle, l'archétype inculqué culturellement se heurtait à la pratique, au savoir faire efficace et en le cas salvateur. Elle SAVAIT mais avait oublié qu'elle savait. (Moderne, quoi ! On a l'électricité à la fin... et on jette le bois mort en abondance sur le terrain.  Moderne vous dis-je..) C'est ça, l'acculturation, le résultat du mépris du peuple par lui même inculqué par ceux qui y ont intérêt. On le retrouve tout le long de l'affaire Villemin mais en pire (par défaut de culture -au sens classique d'instruction améliorée-  ce qui n'est pas le cas ds les Cévennes plus 'cultivées', donc malgré tout plus résistantes.) Pardon Lydie de cette trahison, elle était pédagogiquement indispensable.
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samedi 17 juin 2017

Techniques de manipulation

1. Le gaslighting (ou gas-lighting)
Le gaslighting est une tactique de manipulation mentale qui consiste à déformer ou à fausser le récit des évènements de manière à faire douter la victime de sa mémoire, de sa propre santé mentale, de ce qu’elle a vu/écouté/ressenti. Concrètement, cela passe par des petites affirmations insidieuses telles que “Ça ne s’est pas passé comme ça” “ Tu as tout imaginé” “Tu es fou/folle”, “Tu te fais passer pour une victime” … L’abuseur peut simplement nier avec un aplomb incroyable des faits qui se sont pourtant déroulés (comme si c’était la victime qui était “folle”), mais cela peut aller jusqu’à mettre en scène des évènements étranges afin de désorienter la victime et de la faire réellement douter de sa santé mentale.

Il s’agit probablement d’une des formes de manipulation les plus pernicieuses, parce que cela va lentement éroder votre sens de la réalité, bouffer petit à petit votre capacité à croire en vous-même et donc vous conduire inexorablement à douter de vous et de la légitimité de dénoncer que vous êtes victime d’abus mental, de violences psychologiques ou plus généralement de mauvais traitements.

Du point de vue psychologique, le gaslight s’appuie sur ce qu’on appelle une dissonance cognitive, c’est-à-dire le conflit entre deux différentes informations, deux pensées contraires : “Puis-je faire vraiment confiance à ce que j’ai vécu ? Ou bien cette personne a-t-elle raison et c’est moi qui ai un problème ?” Pour résister à cela et contrer cet effet psychologique pervers, il est important de bien s’ancrer dans sa propre réalité : tenir un journal, écrire ce qu’il s’est réellement passé, parler avec un ami, un psychologue ou encore un réseau de soutien aux victimes d’abus mentaux. Avoir d’autres voix que la vôtre sur lesquelles vous appuyer constitue une arme efficace pour vous écarter de la réalité déformée qu’essaye de vous imposer un manipulateur.

2. La projection mentale (stratégie du bouc émissaire)
La projection est le mécanisme de défense des manipulateurs. C’est un trait distinctif de ces personnes : elles refusent catégoriquement d’admettre ou même de percevoir leurs propres défauts, sont incapables d’assumer leurs actes. Elles peuvent donc faire et dire tout et n’importe quoi pour éviter d’être tenues responsables. C’est là qu’entre en scène la projection mentale : la personne ayant un comportement négatif, plutôt que de l’admettre, va déplacer la responsabilité en les attribuant à quelqu’un d’autre. En gros, c’est comme si ce fardeau était trop dur à supporter, trop lourd à assumer pour elles, et qu’elles vous refilaient tout sur les bras en vous accusant ! C’est une réaction qui permet au manipulateur de se débarrasser de sa culpabilité et de sa honte inconsciente de lui-même. Il ne faut pas oublier que ces personnes sont souvent elles-mêmes malades.
La victime devient ainsi une sorte de bouc émissaire, de poupée expiatoire que le manipulateur utilise en l’accusant pour se décharger de ce poids. Ce dernier évite ainsi d’avoir à s’encombrer avec le sens des responsabilités et le sens de la morale, pour cela il aura besoin que sa victime prenne cette responsabilité sur elle et surtout qu’elle se sente bien coupable, qu’elle éprouve de la honte, pour se rassurer

Concrètement, une personne avec une tendance mythomane va vous accuser de mentir et de travestir la réalité. Une femme qui éprouve un sentiment pathologique de dépendance et de jalousie pourra accuser son mari de trop s’accrocher à elle et de l’étouffer. Un collègue de travail dira que vous êtes inefficace et que vous ne servez à rien, pour justifier sa propre baisse de productivité.

3. Dévier sans cesse la conversation par le biais de sophismes et d’arguments fallacieux
Parfois, on peut être tenté d’affronter les problèmes par le biais d’une bonne conversation, afin de trouver une solution commune dans un esprit de compromis. Si c’est bien sûr le comportement idéal à avoir avec une personne “normale”, dans le cas d’un pervers narcissique ou autre manipulateur, attendez-vous à tomber de haut ; il est parfois difficile de l’admettre, mais vous ne pourrez jamais avoir une vraie conversation.

En effet, si vous avez le malheur de les attaquer, les manipulateurs utilisent des stratagèmes élaborés, employant des biais cognitifs, des sophismes et autres arguments à logique fallacieuse qui leur permettent de “gagner” tous les débats, d’avoir toujours le dernier mot — même en ayant tort. (pétition de principe, argument ad hominem, faux dilemme…). Ils feront tout pour vous discréditer, vous frustrer, vous désorienter jusqu’à ce que vous ayez complètement perdu de vue le problème initial. Ne cherchez pas, à leurs yeux vous serez toujours la raison d’être de tous les problèmes.

Il n’y a qu’une seule solution, et elle est radicale : prendre conscience que les personnes toxiques ne se disputent pas avec vous, ils se disputent avec eux-mêmes tout en vous utilisant comme exutoire. Si vous essayez de les raisonner, vous leur donnez du grain à moudre et vous ne faites qu’empirer les choses pour vous. Il s’agit de se rendre compte que le problème ne vient pas de vous, mais bien de leur comportement. Passez à autre chose, arrêtez d’essayer de discuter et de les raisonner, vous ne ferez que perdre votre temps et votre énergie.

4. Stratégie de l’homme de paille
La stratégie de l’homme de paille n’est pas seulement la spécialité des pervers narcissiques puisqu’elle est aussi très utilisée en… politique. Il s’agit en fait de représenter de manière fausse ou d’exagérer de façon absurde vos propres pensées et sentiments. En déformant ainsi ce que vous dites d’une manière qui arrange votre interlocuteur, votre argument devient plus facilement attaquable. La différence, c’est que les pervers narcissiques poussent le vice au point de vous faire passer pour une personne mauvaise, en vous culpabilisant et en s’attaquant à vos émotions.

Par exemple, si vous essayez de dire que vous n’êtes pas satisfait de la façon dont cette personne toxique vous traite, sa réaction pourra être de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, par exemple “ Donc je suis une personne méchante, c’est ça que tu penses ?” ou encore “Oh, donc toi par contre tu es parfait, hein?” alors que vous n’avez fait qu’exprimer votre sentiment légitime dans l’espoir de trouver une solution.

À terme, ce comportement finit par invalider totalement votre droit à avoir et à exprimer des pensées ou des émotions, ce qui est évidemment gravissime. Pour ne rien arranger, cela instaure un sentiment de doute et de culpabilité permanente, à chaque fois que vous tentez d’établir des limites et des bornes à ne pas franchir.

 5. L’emploi de différentes formes de menaces et de chantage
Le problème avec les personnes toxiques, les manipulateurs mentaux et autres pervers narcissiques, c’est qu’ils vous menaceront sans cesse, vous prendront en otage sans (nécessairement) passer par la violence physique. C’est au final beaucoup plus traître et surtout, difficile à reconnaître comme une véritable forme de violence qu’une personne qui vous dirait “fais ça ou je te pète la tronche”. Ne vous laissez pas faire, ce n’est pas parce qu’on ne vous menace pas physiquement que vous n’êtes pas victime de violences ! L’abus mental est une forme de violence bien réelle, que l’on a tendance malheureusement à reconnaître moins souvent.

Ne vous laissez pas faire, des associations existent pour vous aider. Le premier pas, le plus difficile, est de réaliser que vous êtes bel et bien victime de violences psychologiques. Et contrairement à ce que certains tentent de vous faire croire, le crédit à apporter à votre histoire est tout aussi important que pour une personne victime de violences physiques.

6. Le conditionnement destructeur
Attention, parce que nous allons aborder quelque chose qui relève vraiment du grand mindfuck. Les personnes toxiques peuvent en effet vous conditionner lentement pour que vous finissiez par associer mentalement toutes vos forces, vos talents, tous vos beaux souvenirs et tous les moments heureux de votre vie avec la souffrance, la frustration, le malheur. Comment font-elles cela ? En insinuant au quotidien, de manière tout à fait innocente, des attaques contre des qualités, des traits de caractère ou des choses que vous idéalisez, qui vous définissent ou que vous prenez pour modèle. En plaçant ces associations cachées avec vous, sans même que vous ne le remarquiez, ils vous changent lentement et au fil du temps, vous apprennent à vous haïr.

Ils ruineront ainsi vos fêtes, vos vacances, détruiront les objectifs que vous vous étiez fixés, vous éloigneront de votre famille et de vos amis pour vous rendre dépendant vis-à-vis d’eux. Et au final, par le biais d‘un réflexe quasiment pavlovien, les pervers narcissiques vous “dresseront” à rejeter ou à avoir peur de faire les choses qui rendaient votre vie agréable et enrichissante, ils vous dégoûteront progressivement de tout ce que vous aimez, tout cela pour que vous reportiez toute votre attention sur eux.

La vérité, c’est qu’ils ont peur de tout ce que vous pouvez aimer d’autre à part eux, et de tout ce qui peut se placer entre eux et le contrôle qu’ils cherchent à exercer sur vous. Votre bonheur représente tout ce qu’ils ne peuvent pas avoir, ce qu’ils ne peuvent contrôler, ils cherchent donc simplement à la détruire, par jalousie ou bien pour mieux vous manipuler.




7. Les campagnes de rabaissement public
Si une personne à tendance toxique ou manipulative ne parvient pas, en dépit de ses efforts, à modifier la manière dont vous vous percevez vous-même, ils chercheront à contrôler et à changer la manière dont les autres personnes vous perçoivent. Par exemple, devant des témoins, ils peuvent changer subitement de comportement et se mettre à jouer les martyrs, de sorte que — ironie du sort — c’est vous qui passez pour la personne toxique ! Cela peut aller loin, ils peuvent même finir par harceler vos proches afin d’ ”exposer la vérité” à votre sujet. Paradoxalement (mais pas tant que cela si on garde en tête le mécanisme de projection évoqué dans le point 2) , cette exposition leur permet de créer une façade pour cacher leur propre comportement abusif, et surtout, pour vous discréditer automatiquement si vous tentez de les dénoncer ou de parler à vos proches de ce qui vous arrive !

Il s’agit en effet aussi d’une “frappe préventive” pour salir votre réputation auprès des seules personnes qui pourraient vous soutenir et vous aider à lui faire face, afin de saboter votre potentiel réseau d’aide. Vous vous sentez ainsi seul(e), sans personne pour vous croire ou vous appuyer. Si c’est le cas et que malheureusement pour vous votre manipulateur a déjà saboté votre entourage familial et affectif, vous pouvez vous tourner vers des centres d’appel anonymes, voir un psychologue ou encore aller dans des associations spécialisées pour vous aider. Expliquer votre problème à des professionnels qui connaissent ce genre de problème (et qui vous croiront) peut être le meilleur moyen d’obtenir des conseils avisés et personnalisés si vous vous sentez seul au monde.

8. La triangulation
Faire intervenir l’opinion (réelle ou supposée), la perspective voire la menace d’une tierce personne : voilà à quoi se résume le principe de la triangulation. Ce stratagème est le plus souvent utilisé pour valider le point de vue abusif de la personne toxique tout en invalidant du même coup la réaction pourtant légitime de la victime face à l’abus.

Les pervers narcissiques adorent par-dessus tout faire intervenir une voire plusieurs personnes de leur entourage personnel (des collègues de travail, des amis, des ex-partenaires amoureux voire même des membres de la famille) afin de provoquer la jalousie, l’incertitude en vous. Ils peuvent également utiliser les opinions des autres pour valider leur point de vue.

C’est un réflexe humain, bien connu par les rhétoriciens : lors d’une discussion, celui qui parvient à s’attirer les faveurs du public ou des témoins de la scène a “gagné” la dispute, quelle que soit la qualité de son argumentation. Après tout, si tous les autres (qui sont dans la pièce) sont d’accord avec lui, cela doit vouloir dire que vous avez tort, pas vrai ?

Pour se sortir de ce piège, souvenez-vous que vous avez affaire avant tout à un MANIPULATEUR. C’est-à-dire que cette autre personne est probablement manipulée par lui (peut-être même qu’il vous utilise vous aussi à votre insu, pour trianguler cette autre personne, vous montant l’un contre l’autre pour mieux vous contrôler tous les deux !). Pour faire face à cela, battez-le en utilisant sa propre arme contre lui. Essayez de le confronter en la présence d’une personne qui vous soutient et en qui vous avez entièrement confiance !



9. Le contrôle permanent des moindres petits aspects de votre vie
Plus important que tout, les personnes toxiques adorent maintenir le contrôle sur autrui, et sont prêts à tout pour obtenir et conserver ce contrôle, de quelque manière que ce soit. C’est cette idée qui les obsède. Pour cela, ils sont prêts à tout : vous isoler, établir un contrôle permanent sur vos finances, sur les personnes que vous fréquentez, ce que vous lisez, où vous allez… Ils cherchent à gérer chaque facette de votre vie et ne vous laissent aucun espace libre pour vous développer. Et pourtant, la tactique la plus puissante qu’ils possèdent pour vous contrôler, c’est bel et bien de jouer avec vos émotions !

C’est pour mieux vous contrôler qu’ils inventent de toutes pièces des situations de conflit, afin de vous déstabiliser et de vous affaiblir. C’est pour mieux vous contrôler qu’ils s’effacent émotionnellement, pour vous couvrir d’amour et d’attention ensuite s’ils sentent qu’ils sont en train de perdre la main sur vous. Et c’est à cause de tout cela qu’ils vacillent sans cesse entre le vrai et le faux, et que vous ne pourrez jamais avoir de stabilité psychologique ni aucune certitude pour savoir qui cette personne est réellement, ce qu’elle ressent et ce qu’elle pense.

Voilà, la liste est loin d’être exhaustive et de s’appliquer de manière générale à chaque individu, mais elle aura peut-être le mérite de vous donner un aperçu de ce qu’est une personne toxique, et comment la combattre.

Plus une telle personne aura de prise sur vos émotions, plus difficile il sera de lui échapper et même de vous rendre compte de ce que vous êtes en train d’endurer. Connaître les tactiques manipulatoires de ces personnes, en revanche, peut vous aider à définir le problème auquel vous êtes confronté, à développer une stratégie pour reprendre le contrôle de votre propre vie, et surtout, à éviter les individus toxiques dans votre vie de tous les jours.

Sources Manipulation psychologique : Thought Catalog / www.demotivateur.fr
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L'affaire Villemin en 4 images, un diagramme

http://chantsphilo.blogspot.fr/2017/06/laffaire-villemin-en-4-images-un.html


Luc Boltanski, ds ''Prime éducation et morale de classe''* analyse les livres d'hygiène et de puériculture  (ou d'éducation de jeunes enfants) sur 4 générations et les livres scolaires de ''morale'' illustrés  d'historiettes pour les enfants de milieux ouvriers (ET leurs  instits).. Certains, nom réunion,  dont un ''Best seller'' mettent en scène deux familles ouvrières, les ''Gardette'' dont la maîtresse de maison est excellente, économe,  propre à l'extrême, écoute les préceptes du médecin de ses enfants faits,  de l'instit et des libertés reste qui lui sont proposés et offerts, le mari travaille dur, ne se plaint pas, ne boit pas etc...  une classe dont les enfants, dûment éduqués, réussissent superbement (à devenir contremaître ?  Cela n'est pas dit. Peut être?) ... tandis que l'autre famille, juste à coté, est celle d'une femme un peu légère,  pas trop bosseuse, qui laisse traîner ses enfants au coron, sales, parfois insuffisamment couverts, omettant de les faire vacciner et même de consulter (et de suivre les prescriptions) archaïque,  ignorante et sotte, vivant ''comme autrefois'' ... du coup le mari évidemment boit, n'aime pas rentrer ds ce taudis etc etc... et les enfants à leur tout, ignorants, vont mal finir... Le but de ces 'traités ' de 'puériculture ' ou de 'morale' foireux ? Diviser la classe ouvrière et la rendre PAR LES FEMMES responsable de sa propre déréliction. Les faire se haïr jusqu'au mépris d'eux mêmes et à la mort. Une illustration ici, quasi paradigmatique, l'affaire Villemin.
*Un livre qui a changé ma vie tant j'y ai vu l'écho de ma mère -instit- et pu enfin analyser et acter mon opposition exaspérée devant certaines de ses attitudes. (Heureusement il y avait aussi le coté paternel fort différent )