jeudi 24 novembre 2016

Gernez these, sans parti pris.

Rewriting d'un article de notre bon D. claffi de pubs et de redondances accrocheuses.

..." 1967 est l'année d' une révolution biologique : paraît le mémoire d’André Gernez intitulé “Néopostulats biologiques et pathogéniques”qu’il soumet avec Pierre Delahousse à l’Académie des Sciences et l’Académie de Médecine (entre autres.) André Gernez y explique le mécanisme de la cancérisation, c'est-à-dire de la multiplication de cellules mutantes et remet en cause le dogme du double cycle cellulaire.

La cellule est l’unité physiologique et anatomique de l’organisme qui nous permet de vivre. Or, pendant deux siècles (depuis 1840 et les premiers microscopes), on a cru que les cellules étaient tour à tour ouvrières et reproductrices. En réalité, comme les abeilles d’un essaim, elles sont soit reproductrices : ce sont les cellules souches, soit ouvrières : ce sont les cellules fonctionnelles. Selon les travaux du Dr Leonard Hayflick (1961), chaque cellule génératrice (souche) peut se renouveler de 50 à 100 fois.
Mais nous ne gardons pas le même lot de cellules pour la vie ; elles se renouvellent à des rythmes différents selon les organes, une cellule de foie vit 400 à 500 jours alors qu’un globule rouge vit 120 jours. En 1970, André Gernez et son équipe ont même montré que les neurones aussi se régénèrent contrairement à ce que pensent encore de nombreux scientifiques.

Nos cellules se multiplient en se divisant en deux. C’est la mitose. Les interrogations de Gernez sont parties de ce constat : si les cellules se multiplient, pourquoi les organes gardent-ils la même masse cellulaire ? C’est parce que, quand une cellule se divise en deux, sont créées, une cellule reproductrice et une cellule fonctionnelle. La cellule fonctionnelle vivra sa vie d’ouvrière le temps qu’il faudra et sera remplacée par une nouvelle ouvrière, créée par la cellule reproductrice. Ainsi, le nombre de cellules n’augmente pas.

Nous mourrons lorsque les cellules mères ont épuisé leur potentiel de division. Mais parfois une cellule génératrice mute. Elle créé alors deux cellules génératrices. Ces deux là, à leur tour créeront quatre génératrices (deux chacune), puis huit, puis 16 et ainsi de suite. C’est la cancérisation. La cellule lésée, devient mutante et transmet sa lésion à ses filles, toutes mutantes. Les causes de la mutation sont multiples : produits chimiques, carences alimentaires, infections, radiations etc.

À ce stade, les cellules cancéreuses sont très fragiles. Dans un corps sain, ces cellules lésées sont détruites par la concurrence que les cellules saines leur feront. Mais dans un corps fragilisé par les agressions, la micro tumeur au lieu de mourir se développe, devient un cancer et atteint le million de cellules après plusieurs années. C’est le point de non retour MAIS NON LE point de détection ! qui n'arrivera qu'avec un milliard de cellules cancéreuses et 8 années de développement du cancer. C’est là qu’apparaît le nodule dans le sein, ou le premier crachat de sang (cancer du poumon). À ce moment là, il est pratiquement impossible de se passer d’une thérapie lourde et invasive pour espérer guérir. Donc le dépistage précoce, si cher aux autorités de santé, ne présente que peu d’intérêt sur le plan biologique, (nous sommes très loin d’être capables de découvrir le cancer avant son stade d’irréversibilité, 1 million de cellules).

Il faut donc s’y attaquent bien avant ce stade, c'est-à-dire, à l’aveugle. André Gernez disait : « Le sens commun veut qu’il soit plus facile d’écraser un gland qu’un chêne ».
Entre 1969 et 1970, il rédige trois mémoires dans lesquels il pose les bases d’un protocole de prévention active. Il préconise, outre une diététique particulière (notamment un jeûne annuel à base de légumes ou de jus de légumes), la prise d’un médicament anti-mitotique (anticancéreux), l’hydrate de chloral, à petite dose,  tous les ans. Chimique et dangereux à haute dose mais (?) inoffensif à petite dose et efficace dans la lutte contre le cancer.

Triomphe éphémère, et silence.
Ces découvertes ont fait l’effet d’une bombe dans le monde scientifique. Partout.
Dès 1969, une étude sur la base du protocole Gernez est lancée à l’Institut de Toxicologie de l’Université de Paris dans le but de valider ou non sa théorie. Le Docteur Gak en charge de l’étude, annonce à André Gernez que les résultats sont positifs. Mais ils ne sont pas rendus publics !!!

Aux Etats-Unis, un ambitieux programme de prévention du cancer est mis en place en 1971 qui pousse Nixon à prédire une victoire sur le cancer dès 1976. Mais le scandale du Watergate l'emportera. En France, si Alain Poher, Président par intérim à la mort de Pompidou (d’un cancer) s’intéresse au dossier et convoque Gernez, son successeur Giscard enterre le sujet sous l’influence du Professeur Jean Bernard, membre de l’Académie de Médecine. (?)

Très vite Gernez se trouve ostracisé par la classe scientifique malgré le soutien officiel du Président de l’Ordre Régional des Médecins, le Professeur Gellé qui, en 1971, dans un appel solennel, repris par la Voix du Nord déclarait : « (…) Il n’est pas question d’un traitement curatif, mais uniquement d’une prévention de ce fléau. Il ne s’agit pas de proposer ou de défendre une thèse, mais de rompre un silence volontairement érigé, concerté et maintenu sans aucune justification d’ordre éthique (…). »

Le Docteur Gernez, médaillé en Autriche est reconnu dans le monde entier (?) sauf en France où les médias le blackboulent. Aujourd’hui encore peu parlent de ce chercheur visionnaire.

Pourquoi ? En 1988, lors d’une conférence citée par Pierre Lance, André Gernez, amer, dit : « puisque c’est simple, bénin et efficace, pourquoi le ministère de la santé n’introduit-il pas cette procédure dans le public ? La réponse est que le cancer n’est pas qu’une maladie, mais aussi une activité sociale avec des implications multiples auxquelles même un ministre ne peut pas échapper. »

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